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Forum RPG de Star Wars prenant place 16 ans après l'ordre 66.
 
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 Reste près de moi [PV OliOBI]

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Hayley Kenobi
Hayley Kenobi
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MessageSujet: Reste près de moi [PV OliOBI]   Mer 12 Jan - 11:10

[Ce RP se passe 8 ans après l'ordre 66, au deuxième mois]



Aujourd'hui, elle avait off. Ce qu'elle voulait dire par là était qu'elle s'était entrainé ce matin et maintenant son maitre lui donnait du temps libre, il avait certaine chose a réglé et pour cela, elle ne pouvait pas participer, sinon elle se voyait bien lancer toutes les feuilles dans les airs en criant. La paperasse, non ce n'était vraiment pas son truc, elle en avait marre de lire des trucs comme ça, c'était différent de ce qu'elle aurait pu croire, c'était beaucoup plus « officiel » qu'elle le croyait. Du genre, des centaines de phrases qui voulaient dire absolument la même chose que la première et des trucs du genre l'exaspérait un peu. Elle aimait lire oui, lire des livres qui lui apprennent des choses à chaque paragraphe et non qui se répète pendant plusieurs chapitres. Alors son maitre, voulant éviter que les feuilles volent partout dans l'appartement, avait décliné son offre d'aide gentiment. Donc, cela voulait dire qu'elle pouvait passer du temps avec son fils. Elle ne lui avait rien promit ses temps si, car avec un enfant, promettre était une grande chose pour plusieurs raisons. Si on promet à un enfant de jouer avec lui plus tard, il faut vraiment le faire et ne pas lancer cela à l'aveuglette, car l'enfant lui s'en rappellera et viendra le réclamer lorsqu'il aura attendu assez longtemps. De plus, promettre quelque chose peut se faire pour avoir une bonne action, exemple, nettoie ta chambre et on ira dehors. S'il nettoie sa chambre, mais qu'on ne va pas dehors, bonne chance pour qu'il la nettoie une deuxième fois !

Puisque Hayley était complètement débordé dans les derniers temps, elle ne pouvait que dire « peut-être plus tard » et elle savait que s'était une phrase qu'Oliver détestait entendre. Dites lui oui, dites lui non, mais donnez lui une réponse exact, pas un doute. Heureusement pour elle, l'enfant était simple et docile, il ne rechignait jamais au point de lancer ses cubes partout et de sauter sur place, mais elle pouvait voir quelques fois des grimaces dans son visage. Comparé à elle, il était un petit ange. Elle se souvenait, dans sa jeunesse, si on lui disait non, alors là, bouchez vous les oreilles. Un vrai monstre. Peut-être retenait-il de son père. S'était a vérifier, elle ne savait pas comment Kenobi avait agit plus jeune, mais elle pourrait toujours le demander à son père, peut-être en gardait-il un souvenir. Bref, alors puisqu'elle avait un moment de libre, elle allait en profiter pour surprendre Oliver. Il était revenu de ses cours il a bien 1 heure de cela et maintenant, pendant que son père travaillait et qu'Hayley essaie, juste essayer, de méditer. Il faisait du bruit certes, mais pas un bruit excessif, il jouait avec ses jouets de manière calme comme il l'avait toujours fait. Cela faisait un moment qu'elle n'utilisait plus le parc, car le petit était maintenant assez grand pour comprendre qu'il devait rester sagement dans sa zone de jeu.

Ainsi, lorsqu'il était bien concentrer dans ses jeux d'imagination, Hayley entra dans sa bulle et joua quelques temps avec lui avant de le serrer contre elle et de lui murmurer à l'oreille : « On va dehors ? ». La réponse fut positive, évidement. Son maitre avait entendu, mais il continuait de travailler, mais elle était certaine qu'il l'avait entendu, comme un pressentiment. Elle se leva avec Oliver dans les bras et elle s'avança vers son maitre. Elle lui prit un peu d'argent dans sa bourse, rien pour le rendre pauvre comme autrefois, juste assez pour des petits trucs, comme un sucon ou de la barbe à papa. Il ne broncha même pas, il avait l'habitude aussi.


- On va dans la section des magasins.

Pas besoin de lui demander s'il voulait venir, il travaillait, la réponse serait non immédiatement. Pourtant, elle se permit d'aller lui chercher un baiser même s'il avait la tête pencher vers le bas.

- À se soir.

Puis, elle sortit avec son fils, l'enthousiasment déjà en lui parlant des magasins et de ce qu'il pourrait y trouver. Elle ne l'avait jamais amener là, car il était trop jeune et elle se sentait toujours en danger avec lui, que l'Empire vienne lui prendre son fils. Oh le premier qui lui touchait un seul cheveux, il était plus que mort et maudit, qu'il soit Sith ou pas. Elle avait maintenant 19 ans, presque 20 ans, une Padawan presque accomplit, elle pouvait maintenant défier n'importe qui, enfin, dans les Seigneur Sith, sans que cela soit un suicide. Donc, elle pouvait sortir avec son fils, sans que son maitre panique comme autrefois. C'était déjà vraiment bien !

- Tu vas voir Oliver, il y a pleins de gens, des vendeurs un peu partout qui essaie de nous faire acheter des choses. Pour acheter des choses, il faut donner des crédits, ce que j'ai dans les mains, c'est un peu comme un échange tu vois. Pour avoir quelque chose, je dois donner en retour, on ne peut jamais prendre sans donner, sinon c'est du vol. C'est comme si tu prenais le jouet de quelqu'un sans lui en donner un en retour, il serait triste de ne plus avoir de jouet, tu comprends ?

Elle gardait son fils dans ses bras les premiers temps, histoire qu'il s'habitue a ce qu'il y avait autour de lui avant de le déposer au sol.

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Oliver Kenobi
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MessageSujet: Re: Reste près de moi [PV OliOBI]   Mar 22 Fév - 17:13

Sa maman était et serait toujours la meilleure

Oliver avait passé une bonne partie de l’avant-midi dans ce que les grandes personnes appelaient ‘’cours’’. Malgré le fait qu’il se trouvait quelques heures sans sa maman, il aimait bien aller en cours. On lui apprenait beaucoup de choses et il pouvait voir des enfants de son âge. Bah, en toute franchise la deuxième partie n’était pas très importante puisqu’il se retrouvait souvent délaisser par les autres élèves. Cependant, ce qui le sauvait c’était qu’il adorait apprendre. Il adorait qu’on lui enseigne quelque chose. Peu importe sur quel sujet ou peu importe le temps que ça prend, il adorait apprendre. De plus, sans jamais le dire tout haut, le petit Kenobi aimait aller en cours parce qu’on lui donnait de l’attention. Ces temps-ci dans les appartements des Kenobi, les deux parents du petit étaient bien occupés… Oliver se retrouvait souvent à jouer des heures seul. Sa maman, qui jouait beaucoup plus souvent avec lui avant, semblait distraite et trop occupée pour jouer avec lui.

C’est dans ses moments que le petit se sentait terriblement seul. Cependant, il n’en disait pas un mot, il ne pleurait pas. Il ne laissait rien transparaître et ne faisait aucune crise. Lors de ses moments un peu plus solitaire, il attendait de voir apparaitre son grand-père et si ce dernier n’apparaissait pas, il fermait les yeux et s’imaginait en compagnie de Lyane. Son image souriante dans les corridors du Temple apaisait toujours son cœur. Le petit n’avait pas eu la chance de rejouer avec Lyane depuis la fois ou il l’avait rencontré. N’ayant jamais osé dire à sa mère qu’il avait faussé compagnie à sa nounou pour aller la retrouver, le petit ne lui avait jamais dit qu’il avait rencontré Lyane et qu’ils étaient devenu amis.

Trop perdue dans ses pensées pour réaliser que sa mère s’était approchée, le petit sursauta quand il entendit sa douce voix au creux de son oreille. On va dehors ?, avait-elle murmuré dans la petit oreille d’Oliver. Une simple phrase qui le rempli de bonheur. Un large sourire égailla le visage du petit Kenobi qui sentait toute sa solitude disparaître. Dehors ?! Dehors ?! Avec maman en plus ?! Le gamin était tout simplement ravi. Non seulement il allait rarement dehors puisque sa mère lui avait dit que c’était trop dangereux seul, en plus il allait dehors avec sa maman ! Quand Hayley le souleva, le petit se sentit léger comme une plume. Il était littéralement sur un petit nuage de bonheur. Lançant un brève regard vers Obi-Wan, le petit lui fit un signe rapide signe de la main, avant de se blottir confortablement, la tête contre le cou rassurant de Hayley. Écoutant avec attention la voix rassurante de sa mère, le petit tenta de s’imaginer ce que sa mère lui décrivait. Son imagination s’activa rapidement. Il s’imaginait mille et une choses toute aussi farfelues les unes que les autres. Puis, quand il sortit du grand Temple Jedi, le petit fut ébloui par le soleil. Il était si fort à l’extérieur qu’il dut fermer les yeux. Le petit n’en avait pas l’habitude. Le soleil frappant, le ciel bleu, tout était si magnifique qu’Oliver ne savait pas quoi regarder. Gigotant dans les bras de sa mère pour regarder à gauche et à droite pour ne rien manquer de ce spectacle, le petit devait étonner sa mère. Jamais il ne bougeait autant, restant habituellement sagement immobile dans ses bras. Cependant sa curiosité était plus forte que tout présentement. Il voulait voir et comprendre ce monde qui était presque nouveau pour lui. Ce fut la voix de sa maman qui le remmena à la réalité. Elle avait laissé tomber sa voix enthousiasme pour lui parler sérieusement du vol.



- Du vol… , répéta faiblement le petit enfant


Il se répétait la phrase que venait de prononcer Hayley pour tenter de comprendre ce terme. Voler… On ne lui avait jamais parlé de ce mot. Peut-être était-ce parce qu’étant presque toujours tout seul, il ne pouvait rien voler aux autres. Le petit faisait tranquillement les liens comme une petite équation mathématique. Voler était égale à méchant qui était égale à pas gentils qui était égale à être triste ce qui terminait avec pleurer. Il n’aimait pas ni être méchant ni pleurer… Alors voler était égal à bannir de ses actions pour toujours. Là venait la suite… Pour ne pas voler il fallait faire des échanges… Donner des crédits ? Là ce n’était pas très clair dans la tête du petit bonhomme. Qui voudrait échanger des trucs géniaux contre ces ‘’crédits ‘’. Il ne trouvait ça pas très logique… Hochant les épaules d’incompréhension, il ne fit que dicter ce qu’il avait compris à sa maman :


- Voler c’est mauvais. Je ne veux pas rendre personne triste en lui prenant son jouet maman. Non non. Je n’aime pas voir les gens triste maman.


Le petit leva son regard bleuté vers sa mère tout fier de sa conclusion. Il ne volerait pas ! C’est méchant voler et lui il n’était pas méchant du tout ! Au contraire, il voudrait rendre toutes les personnes heureuses comme qu’il était lorsqu’il était avec sa maman… Les magasins arrivèrent quelques minutes après. Le petit ne s’était même pas encore habituer aux couleurs de l’extérieur, qu’il voyait arriver milles et une autre couleur toute aussi attrayantes les unes que les autres. Des rideaux ici, des jouets là-bas. Des marchants qui criaient ce qu’ils avaient en stock et d’autre qui faisait des signes aux tourismes de s’approcher regarder leurs bricoles. Le petit Kenobi avait les yeux ronds d’étonnement. Comment autant de personnes et d’objets pouvaient se trouver au même endroit ? Il n’avait jamais vu autant d’article ou de nourriture. Peu importe où il regardait, il voyait encore quelque chose d’attrayant. Fixant une table remplis de pomme, le petit incrédule demanda à sa mère :


- Mais maman, je ne comprends pas. Comment peut-il manger tout ça alors qu’il est seul ? Nous n’aurions assez pour cent ans ! Non ! Pour le restant de notre vie !

Bien sur le petit exagérait quant aux nombres de pomme, mais dans sa petite tête, il pourrait vivre des années avec autant de pommes. Il avait compris le principe de voler, mais il n’avait pas compris le principe de vendre. Il ne savait pas que ces marchants étaient tous là pour tenter de vendre leurs produits. Dans sa têtes, c’était comme s’ils voulaient seulement montrer leur collection. Comme quand certains enfants montrent leur collection de jouets à d’autre.

– Je voudrais tellement que Lyane voit ça.

Le petit avait murmuré ses paroles sans ce rendre compte qu’il venait de se trahir lui-même… Levant la tête vers sa mère en faisant un beau grand sourire avec presque des yeux de petits chiens, il espérait qu’elle n’avait rien compris.
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Hayley Kenobi
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MessageSujet: Re: Reste près de moi [PV OliOBI]   Mar 8 Mar - 17:57

Son fils était le plus beau. Personne ne pouvait affirmer le contraire et le premier qui le ferait était soit aveugle, soit jaloux de sa beauté, une beauté qui aurait fait rougir de jalousie Apollon. Sa chevelure était légèrement bouclé, boucle que sa mère entretenait en tenant loin de lui tout fer pour aplatir les cheveux. Ce côté bouclé était mystérieux dans sa provenance génétique, vu les cheveux plats des parents et même des grands parents. Sa couleur doré, rayonnant au soleil, était une couleur désiré par toutes les fausses blondes de la galaxie. Bien sure, sur les anciennes photos des archives, on pouvait voir que son père avait eu la même couleur, mais en grandissant, Obi-Wan était devenu un homme châtain, car les cheveux changent de couleur en grandissant. Pour preuve de cette affirmation, Hayley avait les cheveux bruns dans son enfance. Aujourd'hui, sur ses cartes d'identités officielles, on la disait : « châtaine ». Une énorme insulte à sa personne, puisqu'elle était un arc en ciel de couleur, mais personne ne la croyait lorsqu'elle affirmait ne pas avoir de mèche ! Pour revenir au petit bonhomme, sa santé était parfaite également, il mangeait sainement, surveiller de prêt par sa mère. Hayley avait l'habitude de devoir faire surveiller sa nourriture par les droides médicaux qui lui recommandait ses aliments, surtout après l'épuisement des dernières années. Qui s'occuperait de son fils si elle tombait malade comme autrefois ? Son père ? D'accord, il tiendrait peut-être une journée si il avait de la volonté, mais il n'était pas fait pour être père à temps plein et elle l'avait comprit depuis bien des années ...

Donc, se beau bébé blond parfait était envié par toutes les mères désirant un enfant. C'est pourquoi Hayley était observé par une bonne dizaine de femme qui espérait vainement approcher Oliver. Elle était en habit de travail, dans sa tenue de Padawan la plus typique, elle inspirait le respect et surtout la peur par son regard. Vous connaissez une mère à l'aise de se promener avec son bébé alors que celui-ci est surement pourchasser par au moins 10 chasseurs de prime ? Pourquoi sortir alors ? Car Hayley peut sentir tout ce qui se passe autour d'elle. En plus, quel crétin s'attaquerait à mini Kenobi alors que big Kenobi n'était pas loin. Puisqu'il s'était maintenant ouvert à son fils, il pouvait sentir sa peur, même très loin de lui et il pouvait sentir Hayley. Depuis le temps que Hayley et Obi-Wan se côtoyait, les deux pouvaient facilement sentir si l'autre se trouvait en danger, comme un mauvais pré-sentiment, un pincement au coeur. Si Hayley ne tuait pas les chasseurs de prime, lui le ferait. Hayley le savait, si elle rentrait blessé avec l'identité de l'agresseur, tout ses instincts, celui de maitre, de frère Jedi, de petit ami et de père lui dicterait de retrouver l'homme pour le faire payer d'une manière ou d'un autre. C'était ainsi et réciproque, Hayley avait prouvé mainte fois, en se jetant dans la gueule du loup, qu'elle ne laisserait pas quelqu'un faire du mal à son maitre. Elle seule avait le droit de le frapper, c'est cliché, mais vrai.

Si on approchait trop son fils, elle faisait savoir son inconfort en créant la bulle maternelle. Cette bulle invisible pouvait seulement se sentir, mais tout être vivant pour la sentir. C'est pourquoi, lorsqu'elle déposa son fils au sol, pour qu'il puisse mieux observer de lui-même les kiosques et aussi parce qu'il devenait lourd à la longue. Lorsqu'il avait 1 an, elle pouvait le trainer dans ses bras, mais le gosse grandissait rapidement et il prenait du poids. Elle ne serait même pas surpris s'il dépassait son père d'une tête. Elle lui prit la main et même pas la peine de demander s'il pouvait la lâcher. Hayley lui avait expliquer mainte fois qu'il devait rester proche de sa mère s'il y avait beaucoup de gens autour d'eux. S'était très important qu'il comprenne et applique cette règle, elle n'avait aucunement l'envie de le poursuivre dans la foule. Si elle lâchait sa main, c'est que son cerveau ne marchait plus, comme quoi elle était morte ou endormit. Es-ce qu'elle en demandait trop à son fils par la même occasion ? Non, il devait comprendre l'argent et le vol. En temps que novice, fils du grand maitre Jedi, il devait être comme elle, parfaite. Se rendait-elle compte qu'elle mettait son fils dans les mêmes chaines qu'elle ? Non. Elle ne le ferait jamais volontairement, mais elle avait tellement été élevé dans l'optique de la voir devenir parfaite qu'elle en était marqué à vie. Au moins, il avait comprit que le vol était mal, mais elle devait lui montrer comment payer. Elle avait une idée pour cela, mais plus tard, lorsqu'elle lui aurait trouvé un cadeau. Oui, elle voulait lui acheter un cadeau, il en avait le droit lui aussi d'avoir un gros ours en peluche. Par contre, elle ne ferait pas l'erreur de lui dire qu'il pouvait demander ce qu'il voulait, le géniteur allait la tuer si elle dépensait trop et il était important que leur fils comprenne qu'ils n'étaient pas une banque à fond illimité.

Bip. Error. Son cerveau s'était arrêté. Une erreur s'était glissé dans la conversation avec son fils. Elle ne lui avait jamais présenté Lyane. Comment pouvait-il la connaitre ? Deux secondes, elle n'était pas 24 heures sur 24 avec lui, donc il avait une vie lorsqu'elle n'était pas avec lui, logiquement. C'était normal aujourd'hui, il avait 2 ans et son père pouvait bien lui présenter des gens. Il commençait donc a avoir une vie sociale en dehors d'elle. S'était donc un choc pour la jeune Hayley. Bien sure, elle ne souhaitait que ça à son fils, qu'il se fasse des amis et soient heureux, là n'est pas la question. C'est seulement que maintenant, elle devait le partager et accepter lentement l'idée qu'il allait se séparer de plus en plus souvent d'elle pour pouvoir s'épanouir. Tout les enfants passaient pas là, quittant les jupes rassurantes de leur mère pour explorer le monde, faire leur propre erreur, pleurer, être triste, puis s'en sortir et espérer vivre heureux ... Hayley avait fait le grand saut il y a 1 an, elle était sortit des jupes d'Obi-Wan. D'ailleurs, elle ne voulait même pas en parler, elle ne voulait même pas se souvenir des atrocités que son père avait lancé à son sujet ... comme quoi, en somme, elle était retardé. Pas retardé dans le sens de son intelligence, seulement, son développement de l'enfance ne s'était jamais terminé, ce qui lui laissait d'énorme lacune. Pourquoi ? Parce qu'elle n'avait jamais accepté de sortir du cocon protecteur de son maitre et de visualiser la vie seule. Lorsque son maitre avait forcé la situation, elle s'était refermé comme un enfant abandonné, ce qu'elle était encore aujourd'hui. Deviendrait-elle adulte un jour ? Certainement pas, car Obi-Wan la couvait depuis toujours et elle acceptait d'être couvé ainsi.

D'un sens, s'était bien de voir son fils s'épanouir comme un enfant normal, de ne pas faire exactement comme elle. Il ne devait pas faire cela. Il avait le droit d'aimer sa mère, mais il devait sortir des sentiers battus et apprendre la vie, pouvoir avoir des réflexions par lui-même et prendre ses propres décisions, par accepter ceux que sa mère lui glissait à l'oreiller.

- C'est bien Oliver, de ce faire des amis.

Elle devinait que son fils était devenu ami avec Lyane, vu le caractère pacifique des deux personnages. Elle voyait mal son fils devenir impoli avec une autre fille, qui lui avait surement adressé la parole de façon poli. Personne n'avait jamais osé manquer de respect à Oliver, craignant la colère de Obi-Wan s'il l'apprenait. De toute façon, que pouvait-il dire en mal de cet ange ? Servant de bouclier à son fils, elle écarta des passant étant un peu trop près et curieux, elle était en effet la première Padawan de l'histoire a avoir un enfant sans être exclu de l'ordre. À vrai dire, en terme de record, elle aurait aimer en obtenir un autre que celui-là, mais on ne choisit pas son destin et elle était une des meilleurs personnes pour savoir de quoi elle parlait ... le jour approchait ou elle devrait faire ses adieux ...

- Vient Oliver, maman va te montrer quelque chose.

Elle venait d'apercevoir au loin, un magasin de jouet pour enfant. Elle trouverait son bonheur à l'intérieur, s'était d'ailleurs un magasin très réputé.

- On regarde avec les yeux Oliver, pas avec les mains.

Elle en demandait beaucoup, avec toute les choses qui brillaient et qui faisait de la musique et des chansons, mais elle n'avait pas envie d'une étagère tombe ou qu'il brise quelque chose, elle n'avait pas beaucoup d'argent sur elle et rentrer au temple raccompagné par la police de Coruscant n'était pas le meilleur plan qui soit. Elle n'osait même pas imaginer le visage de son maitre, il allait lui arracher les cheveux un par un. Elle connaissait bien son fils, il savait se tenir, mais pour être certaine ...

- Si tu te conduis bien, maman va t'acheter une surprise, parce que les cadeaux, cela se mérite.

Pas question qu'il apprenne qu'il pouvait avoir des cadeaux s'il se conduisait mal. Oui, s'était son premier enfant et elle faisait des erreurs, mais une énorme du genre ? Non, quand même, elle avait un minimum d'intelligence et d'expérience avec les enfants pour savoir que cela mènerait droit à une catastrophe. Elle poussa la porte du magasin et fit entrer son fils en premier, remarquant le nombre exubérant d'enfant de toute races dans l'espace, avec des parents qui les surveillaient plus ou moins. Quel bon exemple pour son fils ... Bon, il allait apprendre que ce n'était pas tout le monde qui connaissait les bonnes manières. Faisant rapidement le tour des premières rangés, puisque cela constituait en des vêtements, elle arriva au point le plus intéressant. Les livres pour enfants, musicales à chaque page avec des hollograme. Elle n'avait pas le budget pour en payer à son fils, mais rien ne les empêchait de le consulter sur place rapidement, de toute façon la sécurité était bien trop occupé avec la bande d'enfant mal élevé qui courrait partout. Elle le prit dans ses bras pour aller l'asseoir sur le comptoir et elle lui ouvrit le livre. Il était encore un peu jeune pour savoir lire toute l'histoire de lui-même, alors l'hologramme allait l'aider fortement. Elle lui raconta donc rapidement l'histoire de 5 pages, sur un Gungan qui apprenait la nage, lui rappelant vaguement que son fils ne savait pas nagé ... elle le ferait pataugé dans le bain se soir.

- Vient, maintenant on va aller te choisir un jouet.

C'est là que tout ce compliquait, jusqu'à présent les choses avaient été trop haute pour Oliver, mais maintenant, une centaine de jouet se trouvaient à sa porté. Allait-il écouté sa mère ou sombrer dans la folie des histoires de jouets ?

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Dernière édition par Hayley Zartan le Jeu 14 Juil - 9:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Reste près de moi [PV OliOBI]   Sam 12 Mar - 14:30

Le petit avait baisser la tête s'attendant à un reproche de sa maman quand il avait parler de Lyane. Un reproche bien chercher, il fallait l'avouer. Il savait qu'il avait fait une erreur et qu'il méritait d'être puni pour ça. Sa maman lui avait bien dit qu'il ne devait pas sortir seul de leurs appartements et pourtant il l'avait fait. Même si sa première idée était de rechercher sa maman, il semblait que ce n'était pas correcte. Pourtant aider quelqu'un était bien ? Non ? ... Le pauvre petit ne comprennait pas encore tout ce qu'il pouvait représenter pour tout le monde. Il ne comprenait pas pourquoi s'était si dangereux pour lui de sortir seul. Oliver ignorait encore qu'on pouvait lui faire du mal et ce qu'il représentait. Pour les Sith, il était une grande menace et un moyen de faire mal à deux grands Jedi. De plus, s'ils arrivent à corompre le petit ange, il aurait un allié de taille pour combattre les Jedi. Pour le côté obscure il était donc un moyen efficace de rendre l'ordre des Jedi innéficace ou encore un apprenti Sith avec un potentiel grandiose. Pour les combattant de la lumière, c'était un enfant destiné à de grandes choses. Cependant, il était aussi une menace pour leur faible équilibre. Enfant de deux Jedis, le petit n'aurait jamais dû voir le jour selon l'ancien code des Jedi... De plus, sa maîtrise naturelle de la Force en faisait douter plus qu'un. Beaucoup de potentiel, mais aussi beaucoup de problème si le petit devenait comme Anakin. Ainsi surveillé par les deux camps, le petit risquait beaucoup en partant seul. Mais ça, il était trop jeune pour le comprendre.

Mais bon, les pensées d'Oliver tournaient seulement ce que venait dire sa maman. '' C'était bien de se faire des amis'' . Le gamin leva son petit regard vers sa maman et un sourire de pur bonheur éclairait son visage. Sa maman, celle qui compte le plus à ses petits yeux d'enfants, acceptait qu'il soit ami avec Lyane ! Il avait tellement hate de la revoir pour lui dire ! C'était tout simplement merveilleux. Maman acceptait sa seule et unique amie... Sa meilleure amie. Ivre de joie, le petit aggripa le coup de sa maman et s'y colla. S'était sa façon à lui de la remercier et de lui faire comprendre combien elle était formidable. Soudain, il sentit que sa maman le déposa sur le sol. Là il commençait à être un peu inquiet. Il avait beaucoup de monde partout et le petit avait peur de se perdre... Il avait peur d'être séparer de sa maman et de ne plus être capable de la retrouver. Ainsi, sans même que sa mère ne lui demande, Oliver marcha tout près de sa maman. Quand sa maman lui dit qu'on regardait avec les yeux, le petit ne comprenait pas. C'est quand le magasin apparû qu'il comprit. Automatique, la bouche du petit s'ouvrit et ses yeux s'écartillèrent tellement il fut étonné de voir autant de jouets. Seul le mot surprise lui fit retourner sur terre.

Cadeau ? Voilà un mot qui faisait réagir tous les enfants de la même façon. Le fait qu'Oliver était de nature pacifique ne changeait rien. Le mot cadeau faisait apparaître dans ses yeux des petits lueurs de bonheure. N'était pas réellement matérialiste de nature, le petit ne faisait jamais de crise à ses parents pour avoir quelque chose. À vrai dire, il était même rare qu'il demande quoi que se soit. Mais c'était peut-être qu'il n'avait jamais vu un endroit comme celui-ci au paravant. Le magasin de jouet était simplement trop tentant ! Il y avait des jouets partout et de toutes sortes ! Des jouets qui brillaient et d'autres qui bougeait. Tous ces couleurs et ses bruits lui donnaient presque mal à la tête. Rêvait-il ? Impossible, bien qu'il soit très imaginatif, il n'aurait jamais pu imaginer un lieu comme ça. Comment se pouvait-il qu'on retrouve autant de jouets en un seul endroit ?! Oliver comprenait tout simplement pas. D'ailleurs, il n'avait pas juste des jouets dans ce lieu. Il y avait presque autant d'enfant que de jouets ! Ils courraient tous partout et touchaient à tous. Pourtant, maman avait bien dit de seulement regarder avec les yeux pas avec les mains non ? Pourtant c'était différent pour ces enfants ? Regardant à gauche et à droite, le petit remarqua que des parents exaspérés qui courraient après les enfants en les menacent de rentrer chez eux tout de suite. Était-ce parce qu'ils avaient regarder avec les mains ?

Soudain, le petit se sentit soulever dans les airs ce qui détourna sa réflexion. Sa maman le prit pour le positioner sur un comptoir ou il était à la hauteur de centaines de jouets. Il avait tellement de choses que le petit ne savait plus quoi regarder. Cependant, sa mère s'approcha avec un livre holographique qui attira toute son attention. Le petit Kenobi adorait les livres et celui là était encore mieux que tous les autres. Levant le regard vers Hayley, le petit la supplia de lui lire le livre. Il adorait que entendre sa voix quand elle lui faisait la lecture. Quand il entendit la voix rassurante de sa maman, il regarda de nouveau le livre où les images étaient presque vivantes. Le livre rencontait l'histoire d'un personnage qui apprenait à nager... Nager ?! Il n'avait jamais appris ça non ? Passionné, Oliver resta profondément accroché dans l'histoire jusqu'à la fin. Il en avait presque oublié où il était et la promesse que sa mère lui avait faite. Le cadeau auquel il avait droit s'il était sage.

Ce fut quand elle ferma le livre et dit les mots magiques que le petit retourna dans la réalité : '' Vient, maintenant on va aller te choisir un jouet ''. Oliver leva la tête vers sa maman souriant de pleine dent. Il avait été assez gentil pour avoir un cadeau ? Le gamin était ravi ! Cependant... Il ne savait vraiment pas lequel choisir. Les livres holographiques étaient merveilleux, mais il avait beaucoup de livre à la maison grâce à sa maman. Cependant, il y avait quelque chose qu'il adorait au plus au point et qu'il n'aurait jamais suffisament. Le petit fit signe à sa maman de se pencher un peu. Étrangement, le petit était gênée de lui demander un cadeau même si elle disait qu'il le méritait. Oliver était simplement heureux d'avoir pu sortir avec sa maman et d'avoir passer du temps avec elle. C'était ses moments préférés quand il était avec elle ! Mais comment refuser un cadeau ? Un enfant ne pouvait refuser un cadeau après tout ! Timide, quand Hayley se pencha, le petit lui pointa une vieille étagère au fond du magasin et lui murmura à l'oreille :


- Je pourrais avoir d'autres cubes maman ?

Oui oui, le petit pouvait choisir n'importe quels jouets dans l'ensemble de ceux du magasins. Des jouets de nouvelle générations ou encore des livres holographiques... Mais non, le petit voulait avoir d'autres cubes en bois qu'il avait déjà en 10 exemplaires à la maison. Certains enfant aurait profiter de l'offre de leurs parents pour prendre de quoi de dispendieux et s'en venter une fois devant leurs copains, mais Oliver n'était pas comme ça. Il n'avait pas encore saisi la notion d'argent et la valeur que les choses prenaient. Il ne connaissait rien à la notion de prix et de problème de maux de tête que ça pouvait faire chez les parents. D'ailleurs, lui il se fouttait bien d'avoir un petit vaisseau téléguider ou encore un robot mignature. Lui, il adorait ses cubes en bois et c'était tout ce qu'il voulait. Il adorait les empiler et faire des structures avec eux. Il pouvait faire tant de chose avec eux ! C'était ses jouets préférés avec les livres que sa maman lui lisait.

Alors que la plupart des autres enfants courraient partout, Oliver entendait avec une patience exemplaire que sa mère lui dise si elle acceptait ou pas.
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MessageSujet: Re: Reste près de moi [PV OliOBI]   Mer 30 Mar - 23:29

Il était juste mignon. Bon, il était aussi charmant, merveilleux, affectueux, parfait, gentil, beau, tendre, et attentionné, pas comme son père, mais bon passons sur la rancoeur. Il était mignon. Il avait toutes les raisons au monde d'être un monstre, un enfant incontrôlable et mesquin. Premièrement il avait Hayley comme mère et si on se basait sur ses gênes à elle, il n'y avait rien de bien glorifiant, tous les membres de sa famille avaient une certaine tendance a être désagréable avec les autres ou n'avoir aucun honneur ou principes. Si on regardait du côté du père, ce n'était pas vraiment mieux, bon peut-être un peu, mais vu comment celui-ci se comportait, il n'y avait rien a être fier. Ensuite, sa pauvre éducation faite par une mère dépasser par les évènements et un père tout simplement absent. Aucun autre mot ne qualifiait mieux ce qu’Obi-Wan avait été. Absent. De sa vie, de ses souvenirs, de son coeur, de ses réflexions, de son amour. Oliver ne pouvait même pas dire le nom de son père et il ne pouvait même pas décrire ce qu'était un père. Hayley ne lui avait jamais parlé du sujet, car à chaque fois qu'elle y pensait, elle se mettait à pleurer devant lui sans aucune raison. Mais, s'il a bien une chose que ce petit garçon n'a jamais manquée, c'est bien de l'amour d'une mère. Hayley n'avait peut-être pas de don pour changer une couche ou bien d'habiller un enfant, mais elle avait essayer, elle avait donner tout ce qu'elle avait pour ce petit garçon sans jamais lui demander quelques choses en retour. Pourtant, ce petit garçon était parfait. Pas de crise, un bon comportement ... Hayley ne pouvait même pas expliquer pourquoi il était comme ça. Est-ce qu'en grandissant il allait devenir plus turbulent ? Elle n'en avait pas vraiment l'impression, mais elle ne pouvait pas percevoir le futur, après tout, si son père décidait de repartir, elle serait une fois de plus seule avec lui et un jour elle devrait lui expliquer pourquoi son père le détestait.

Comment dire à un enfant que son père préférait aller se cacher à l'autre bout de la galaxie que de rester avec lui ? Il n'y a aucune façon de le dire. Dans toutes les façons, cela faisait mal, très mal. Hayley le savait. Sa mère l'avait abandonné dans un immeuble en espérant ne plus jamais entendre parler d'elle. Elle avait dû observer son fils recevoir le même traitement sans broncher, sans comprendre, sans savoir quoi faire. Encore aujourd'hui, que doit-elle vraiment faire ? Elle ne connait pas le développement des enfants, elle évoluait avec Oliver, elle apprenait de lui autant que lui pouvait apprendre d'elle et le fait que son fils évolue de manière si rapide qu'elle ne pourrait pas le suivre lui faisait peur. Mais elle n'avait pas le droit d'avoir peur. Non, si elle avait peur, Obi-Wan allait le sentir et après, il aurait peur lui aussi. Si elle donnait l'impression qu'elle contrôlait totalement la situation, il se sent rassuré et reste avec Oliver. Cette pauvre victime-là dedans, qu'est qu'elle voulait ? De l'amour, de l'attention. Après tout, ce n'est pas si dur que cela, s'asseoir avec lui et faire des blocs, lui caresser les cheveux et lui faire des clins d'oeil. Mais non, pas pour Kenobi ... Pouvait-elle seulement dire quelque chose lorsqu'il refusait de venir avec eux en sortie ? Elle n'était pas aveugle, elle savait très bien que le père se moquait bien de ses papiers, il avait seulement travaillé pour éviter de devoir sortir avec eux. Pouvait-elle seulement dire un seul mot ? Non, elle était terrorisée à l'idée de le confronter. Pourquoi ? Il était bien parti une fois sans raison, si elle lui donnait une raison, il pouvait bien disparaitre pour toujours. Elle, elle pouvait survivre sans lui, devenir un fantôme et oublier ses sentiments pour devenir un bloc de glace, mais pas Oliver. Il était trop jeune pour le dire, pour le sentir, mais il allait bientôt avoir besoin de l'attention de son père, d'un homme et s'il n'y avait personne, il serait blessé et vide quelque part.

Pourtant, il ne demandait absolument rien de compliquer. Des petits blocs. Si c'est ce qu'il voulait, Hayley lui en achèterait une montagne de petits cubes pour qu'il puisse s'amuser. Elle prendrait tous les crédits qu'elle avait pour lui en acheter, car lorsqu'il jouait avec ses blocs, il ne se rendait pas compte qu'il manquait une présence à ses côtés, un père. Elle embrassa la tête de son petit amour. Il ne se rendait pas à quel point il manquait quelque chose. Il y a certains enfants, on souhaite vraiment ne pas les connaitre tellement ils sont mals élevés, par exemple la plupart des enfants de ce magasin, mais Oliver était ce genre d'enfant qu'on ne peut pas s'empêcher d'aimer. Simple et honnête. Il ne cherchait pas le jouet le plus cher pour faire le finfinaud devant ses amis, il voulait le jouet qui l'amusait le plus et il était même gêné de le demander à sa mère alors qu'il avait été le fils le plus sage de tout Coruscant. Hayley à son âge se serait jeté sur les jouets et aurait refusé de les laisser là. Elle avait été un monstre et pourtant Obi-Wan était revenu à elle. Alors que ce gosse était parfait, facile, intéressant et amusant, il ne daignait même pas faire une sortie avec lui. Pourquoi ? À cause d'un foutu passé. Oui, un passé dont il n'était pas capable de se débarrasser. Oliver allait souffrir du manque de son père à cause d'une histoire qui ne le concernait même pas. Dans le cas de Hayley, qui souffrait, cela n'avait aucune importance, elle avait fait ses choix et elle devait les assumer, elle est majeure après tout. Comment protéger son fils d'une souffrance certaine dans le futur ?


- Vient, on va aller choisir les cubes ensemble, on va prendre les plus beaux d'accord ?

Prenant la main de son fils, elle l'amena dans le fond du magasin vers les vieilles tablettes. Elle prit le bac de cube qui trainait, abandonné, et le renversa au sol, juste à côté de son fils. Se n'était peut-être pas la bonne chose a lui montrer, de renverser les choses au sol, mais sur le moment, la jeune femme n'y pensa même pas, elle n'était pas naturel doux avec les autres choses. Elle prit place au sol, rassemblant les cubes autour de son fils. Personnellement, elle ne trouvait aucun attrait dans le jeu des cubes, mais si son fils lui demandait, elle jouait, suivait ses constructions avec intérêt en essayant de comprendre ce qui le fascinait dans ce jeu. Puisqu'il y avait des cubes de couleur et d'autres seulement en bois, elle voulait laisser son fils les choisir, tout en lui donnant une limite.

- Tu peux prendre seulement 10 cubes mon chéri. 10 cubes, c'est ton nombre de doigts, regarde les mains de maman.

Elle tendit les mains vers lui et au fur et à mesure qu'elle comptait, elle refermait ses doigts vers son poing pour lui montrer qu'il avait 10 doigts, c’était aussi un rappel pour voir s'il était capable de compter avec sa mère.

- Donc, tu dois les compter et lorsque tu en as 10 de choisis, nous allons remettre les autres dans la boite et maman va remettre la boite en place sur l'étagère.

C'est donc avec joie qu'elle regarda son fils choisir ses cubes préférés et repousser ceux qu'il ne voulait pas. Lorsqu'elle avait la certitude qu'il ne voulait pas un cube en particulier, elle le remettait en place dans la boite. Elle prit d'ailleurs le temps d'analyser le jeu des blocs, qui consistait à construire et détruire ... Peut-être qu'elle allait trop loin dans sa réflexion, mais cela lui donnait comme impression qu'Oliver voulait construire un autre monde ou il serait mieux. Les délires d'une mère inquiète ? Peut-être, mais les enfants agissent directement par instit et par voeu. Peut-être que son fils souffrait déjà de ce manque sans qu'elle ne l'est remarquer plus que ça ... Ce n'était pas le bon moment pour parler de ça, de plus, elle ne savait même pas comment aborder le sujet. Pour lui, Obi-Wan, c'est un inconnu, sans attachement, une ombre qui passe. Lui dire qu'il est son père n'aurait aucun impact, il ne créerait pas de lien directement, il avait besoin de passé du temps avec lui, mais ce père n'avait pas de temps à lui donner, en tout cas, pas assez pour devenir un être prédominant dans la vie d'Oliver. Être parent, ce n'est pas l'être lorsque cela nous enchante. Être parent, c'est un engagement à la vie, pour toujours. Si Hayley décidait de prendre une journée de congé, personne ne s'occuperait de son fils et il ne pourrait pas s'arranger sans elle. Pour Obi-Wan s'était tellement facile, il l'a regardait faire, donnait de l'attention à l'enfant pendant quelques heures lorsque le coeur lui en disait et après il allait faire autre chose...

5 crédits ? Mais... c'est quoi cette arnaque? 5 crédits par petits cubes ? Non, mais ils sont débiles ... Trop tard bien sure ... Elle avait pris 30 crédits, croyant que se serait bien assez pour acheter un truc à son fils, mais non et justement là, là elle était dans la grosse merde. Une merde indescriptible. Elle venait de promettre à son fils qu'il pouvait prendre 10 cubes, mais elle n'avait pas l'argent pour payer les 10 cubes qu'il allait prendre. Il lui en restait seulement 2 à choisir, elle n'était pas pour lui dire qu'il ne pouvait en avoir seulement 6. Il avait été un enfant exemplaire et elle lui réduisait sa surprise. Non, elle n'avait vraiment pas le droit, s'était horrible, gênant et insultant pour le pauvre petit Kenobi. Comptant bien trois fois les crédits qu'elle avait sur elle pour en être sure, elle se retrouvait bien avec la modique somme de 30 crédits pour 10 cubes. Utiliser ses dons de la force pour payer à la caisse et convaincre le casier qu'elle lui donnait bien 50 crédits ? Non jamais elle ne ferait une chose comme ça ... Elle allait devoir expliquer à son fils que sa mère ne pouvait pas le gâter, qu'elle ne pouvait pas lui donner tout ce qu'elle voulait lui donner, qu'elle n'était qu'une pauvre gosse de 20 ans sans le moindre sous à elle et que tout appartenait à son maitre.


- Euh ... Oliver ... maman est ... comment dire ...

Comment dire à son enfant qu'on est juste pathétique ?

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MessageSujet: Re: Reste près de moi [PV OliOBI]   Jeu 31 Mar - 18:07


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C'est fou à quel point le manque d'inspiration pouvait vous gâcher la vie afin de l'amener au plus haut degré de l'insupportable. Ce qu'Obi-Wan désirait plus que tout au monde était très certainement de passer des journées entières avec son fils... unique. Il désirait lui raconter des histoires, lui montrer des photos, lui faire découvrir les mille et unes merveilles que recelait l'univers. Obi-Wan voulait tout donner pour Oliver. Car Oliver méritait cette chance. Seulement, le faux père n'était pas capable d'aller affronter le regard innocent du petit ange. Il ne pouvait tout simplement pas lui promettre ces choses-là. Pourquoi ? Car il allait présenter des petites activités sans importance comme s'il s'agissait d'un paradis terrestre. Évidemment, le maitre Jedi n'avait pas l'esprit assez ouvert pour réaliser que cela serait peut-être un moment merveilleux et inoubliable dans l'esprit du petit garçon. Mais non. Non, c'était tellement plus intelligent de rester seul dans son coin et continuer à souffrir en silence. A ignorer son fils. A éviter Hayley. Kenobi rêvait de se retrouver en tête à tête avec la jeune femme ; comme avant, lorsqu'il n'y avait aucun soucis et qu'ils étaient obligés de s'en inventer pour mettre du piment dans leur couple. Mais, encore une fois, il ne pouvait pas. Il n'avait pas la détermination suffisante pour oser soutenir son regard plus de quelques secondes. Obi-Wan était coupable, il en était bien conscient. Le seul souci qui demeurait dans cette condition était qu'il ne voulait pas se dépasser, il ne concevait pas comme possible le fait de repousser ses limites. Hayley ne voudrait pas de lui de toute manière, et elle aurait bien raison. Personne ne voudrait de lui. Lui, il voulait faire le bonheur de tous, pas du sien. Le sien n'avait plus aucune importance. Il était revenu pour son fils, rien de plus. Si, sûrement Hayley. Mais, la pensée qu'elle allait le tailler en pièces à son retour l'avait tenu éloigné trop longtemps de Coruscant. A présent ce doute avait disparu. Obi-Wan savait pertinemment qu'elle le tuerait au moindre faux pas, même s'il ne faisait pas de faux pas d'ailleurs. Bien entendu, les deux Jedis s'étaient rapproché ces derniers temps, mais cela était-il réellement suffisant ? Non. Car Kenobi était revenu vers Hayley avant d'être prêt à assumer ses responsabilités ; de toute façon, il n'aurait jamais pu devenir accompli sans elle. Hayley était sa source de motivation, sa raison de vivre, depuis toujours. Il n'y avait qu'elle qui pourrait l'aider à aller de l'avant. Progresser pour pouvoir reconnaitre une force bien plus puissante encore : Oliver. Ce gamin était toute sa vie. Peut-être finirait-il un jour par s'en rendre compte. Mais cela n'avançait à rien puisqu'Obi-Wan ne voulait pas être père. Enfin, il observait, de loin, derrière Hayley, jouait parfois avec le gamin, mais ça s'arrêtait là. Obi-Wan voulait retrouver sa place sans endosser sa paternité ; il souhaitait juste être un homme pour pouvoir rester con. Était-ce compatible ? Absolument pas. Est-ce qu'il en était conscient ? Disons simplement que Kenobi était passé maitre dans l'art de la mauvaise foi.

Quoi de mieux pour se faire pardonner que d'ignorer totalement les deux personnes qui avaient le plus d'importance dans sa vie ? Ou plutôt de faire semblant de les ignorer en se mettant le nez dans la paperasse ? Rien puisqu'il s'avérait que le remplissage de formulaires était probablement la chose qui avait le plus de chance de tenir sa padawan à l'écart. Hayley détestait, il l'avait souvent compris, après qu'elle ait déchiré et jeté les feuilles qui l'énervaient. Donc trop tard. Kenobi ne comptait plus l'avance qui l'avait dans la tenue des dossiers ; parfois, il les remplissait en plusieurs exemplaires, juste pour éviter une sortie en "famille" ou une discution qui le mettrait mal à l'aise. Ce qui était donc le cas aujourd'hui. Oh, mais attention, tout son stratagème était adroit : il s'était installé au travail avant le départ d'Hayley. Ainsi, elle ne pouvait rien lui reprocher. De toute façon, prendrait-elle vraiment le risque de lui faire une quelconque remarque ambigüe qu'il pourrait mal interpréter et décider de repartir, pour toujours ? Probablement pas. Mais Kenobi était persuadé du contraire. Obi-Wan savait qu'il était en période probatoire, en plein test de compétences. Un examen qu'il coulait à la perfection par ailleurs. Mais y avait-il seulement des rattrapages pour ce type de session ? Poser la question à Hayley ? Non mais ça va pas ! Je viens de dire qu'il vivait une période de stress, constamment testé ! Il devait faire ses preuves, pas inscrire "RECALE" en lettres capitales sur son dossier. En fait, il était déjà probablement inscrit aux rattrapages. Bah. Au pire, il redoublerait. Non, ça non plus ce n'était pas réalisable ; car Oliver n'allait pas redoubler lui ; et le père indigne qu'il était ne voulait pas continuer à gâcher la vie d'un gosse à cause qu'il n'était jamais passé au-dessus de son chagrin d'amour avec Satine. Un bisou de Hayley. QUOI ? Hayley l'avait embrassé alors qu'il avait la tête penchée sur ses dossiers qu'il connaissait par cœur à présent. Et dire qu'elle avait fait ça ! Tout n'était peut-être pas perdu en fin de compte. Ce revirement de situation méritait donc une correction. Kenobi était passé au-dessus de Satine ; il continuait juste à invoquer sa douleur passée pour justifier sa passivité.

Et voilà qu'à présent elle piochait quelques crédits dans sa poche, et lui qui ne disait toujours rien. Avant Oliver, le maitre aurait grogné, aurait sauté sur sa padawan et l'aurait menacé de lui trouver un travail ridicule si elle ne l'embrassait pas sur le champ. Et plus si affinités, tout en sachant qu'il y avait affinité. Mais à présent, tout était différent. Rien que de grogner serait considéré comme un acte désagréable, avec raison. Ça peut paraitre idiot, n'est-ce pas, de se donner tant de mal pour sauvegarder les apparences face à une cause perdue d'avance. Alors pourquoi se battre ? Tout serait plus simple si Oliver n'était pas un petit ange tombé du ciel... Pourquoi lui faisait-il au revoir de la main à lui ? Lui qui l'avait abandonné comme le pire des monstres. Même le Sith n'aurait pas fait ça. Obi-Wan était donc pire qu'un Sith... Réflexion faite, il fallait à présent agir et prouver le contraire. Rien de plus simple, Hayley lui avait dit qu'ils allaient dans le quartier des magasins, il n'avait qu'à aller avec eux ! Ou les suivre. Ou les suivre de loin. Ou les rejoindre plus tard. Ou les regarder partir par la fenêtre. Ou appeler Hayley à intervalles réguliers pour savoir si tout va bien... Ou, mieux, rester assis à faire semblant de remplir une montagne de papiers déjà archivés depuis des semaines. Oui, la dernière proposition semblait parfaitement à sa portée ! Le grand maitre Jedi qui riait d'un combat à un contre cent ; mais qui était entièrement tétanisé à l'idée de devoir se rapprocher des personnes qu'il aimait... Pitoyable non ? Il n'y avait certainement pas de meilleurs mots pour définir l'état de Kenobi. Obi-Wan aurait dû rester jeune et insouciant. Le spectacle était autrement plus impressionnant autrefois qu'à présent : homme pathétique réduit à se droguer aux anxiolytiques pour pouvoir affronter la vie en face. Ou plutôt, derrière un voile opaque. Une petite cachette qui lui était encore nécessaire.

Le balcon était probablement le meilleur ami de notre pauvre déprimé. Obi-Wan aimait regarder les étoiles en s'accotant sur la barrière ; et il pratiquait cette observation chaque fois qu'il était seul... Seulement, les étoiles boudaient le Jedi, refusant de montrer leurs branches lumineuses et d'éclairer par la même occasion l'esprit de l'homme irresponsable. Kenobi ne savait-il pas qu'il était difficile de les discerner pendant la journée ? Si, bien sûr, il n'était pas idiot, il savait très bien que cette règle débile avait été inventé car lui désirait les observer le jour. Absurdité totale ? Non, c'était un signe. Il devait aller retrouver ce qui manquait dans sa vie. Ceux qu'il avait quitter. Ceux qu'il venait de laisser partir il y a peu de temps. La raison valable ? Hayley avait tendance à s'attirer la poisse ! C'est bien vrai, alors qu'elle aurait pu avoir une relation heureuse, elle était tombée avec lui. Et lui, au lieu de s'en voir ravi et de la combler au maximum de ses capacités, il n'avait rien trouvé de mieux que de la quitter. Avait-elle la poisse à cause de lui ? ... En fait, mieux valait ne pas s'interroger sur cette question, si la réponse était positive, Kenobi risquait fort de repartir sur l'heure, estimant que Hayley serait plus heureuse sans lui.

La route fut à la fois incroyablement longue et affreusement rapide. Sans ennui particulier, mais pourtant tellement éprouvante mentalement. Obi-Wan n'avait pas besoin de regarder où il allait, de demander son chemin, il savait exactement où se trouvaient ceux qu'il les cherchait. Il les voyait aussi précisément que s'il était à côté d'eux en ce moment. Il n'attendait que cela et pourtant, il redoutait ce moment. Qu'allait-il pouvoir dire ? Comment expliquer sa présence ? Quoi faire vis-à-vis de Oliver ? Lui acheter le magasin de jouets ? Papa Kenobi était capable de cela pour son fils, même plus, il lui offrirait une planète si Oliver en exprimait le désir. Toutefois, un tel projet n'était même pas à envisager ! Quen penserait- Hayley ? En agissant ici, il allait tout simplement la ridiculiser en lui démontrant de manière simple, efficace et radicale qu'elle n'était rien pour son fils. C'était le père qui avait les moyens dans le couple. Pas celle qui avait joué le rôle de la mère pendant quelques années, dans une solitude des plus complètes. Obi-Wan n'oserait jamais faire ça. Sans Hayley, Oliver serait mort. Alors, le Jedi ne pourrait jamais rien faire avant d'avoir reçu l'aval de Hayley. Il devait se faire excuser, pas attiser encore plus la haine qu'elle avait du développer à son égard. De quoi osait-il se plaindre ? Avait-il seulement jeté un regard sur tous les autres gamins qui couraient dans tous les sens en criant plus qu'Oliver n'avait dû crier depuis le début de sa vie. Là, les parents avaient le droit d'être désespérés. Pourtant, ce n'était même pas le cas, ils menaçaient leurs enfants mais on pouvait bien sentir que les menaces n'étaient pas sérieuses. Comme si le père en question allait réellement taper son fils alors que ses yeux lui promettaient un énorme câlin ! Pfff. Pour trouver Oliver dans tout ce fouillis, c'était plutôt simple, il suffisait se se focaliser sur le calme, et on pouvait trouver le petit ange. Obi-Wan prit soin de contourner l'allée afin d'arriver dans leur dos. C'était grossièrement débile, certes, puisque Hayley aurait senti sa présence, et ce n'était d'ailleurs pas son but de la cacher, il souhaitait seulement retarder un peu plus l'échéance qui le forcerait à prendre la parole et expliquer sa présence ici. Alors, il marchait lentement, et autant dire que la tentation de faire demi-tour empirait à chaque pas. Pourtant, il tint bon. Enfin. C'était vite dit. Il était peut-être arrivé jusqu'à eux sans faire une crise d'anxiété mais ensuite ? Respirer. Tout ne pouvait que bien se passer, puisqu'il avait pris ses cachets. Hayley n'allait pas le manger. Non... Quoique. Il fallait toujours se méfier d'une maman grizzly ; c'est pourquoi Kenobi gardait une distance raisonnable entre eux deux.

Le Jedi commença par gratifier son fils d'un grand sourire, le sourire le plus joyeux qu'il était capable de fournir en ce moment. Un sourire honnête puisqu'il était content d'être avec lui. Pas avec Hayley. Elle le gênait affreusement. Il ne pouvait jamais être seul avec son petit garçon, maman devait toujours surveiller de près ou de loin, plutôt de près d'ailleurs. Toutefois, jamais Obi-Wan n'aurait osé réclamé. Lui aussi était redevenu enfant. Comme une sorte d'enfant en famille d'accueil, un enfant avec un dossier béton qui rendait son intégration difficile. Cependant, il allait bien devoir la regarder, sinon elle allait le traiter d'impoli. De toute manière, quoiqu'il fasse, elle allait lui reprocher quelque chose, peut-être pas forcément à voix haute, quoiqu'il en soit, elle n'en penserait pas moins. Obi-Wan quitta donc son petit trésor des yeux pour se tourner lentement, affreusement lentement même, vers sa padawan. Hayley n'eut pas le privilège de recevoir son merveilleux sourire charmeur, elle devrait se contenter de son sourire d'excuse. Pourquoi s'excuser alors qu'il n'avait encore rien fait de mal ? Aucune idée. Obi-Wan n'arrivait seulement plus à regarder Hayley sans culpabiliser ; le pire étant certainement qu'elle continuait à l'aimer. Trop surprenant pour être concevable. Peut-être vrai, mais pas acceptable. Comme de prendre sa main au beau milieu du magasin, ni concevable, ni réalisable, ni acceptable... Pourtant, Kenobi ne pouvait pas s'empêcher de fixer la main de Hayley, c'était cette petite main toute frêle qui avait été à l'origine de leur relation ; et s'il reprenait sa main, là, tout de suite, maintenant ? Prendre des risques. S'affirmer. Y croire. Non, vous en demandez beaucoup trop pour le pauvre gars. Rien de de regarder cette main déclenchait en lui un souffrance inacceptable. Alors, la toucher ! Restons sérieux tout de même, on parlait d'Obi-Wan, pas de Superman. Kenobi cligna des yeux plusieurs fois de suite pour obliger son cerveau à reprendre le contrôle, il devait arrêter de fixer cette main ou bien elle allait remarquer ces quelques secondes de divagation et d'égarement.

- Je suis... je voulais... Euh... Salut...

Message coupé. Bah. Si elle n'était pas contente de son manque d'éloquence, elle n'aurait qu'à s'imaginer qu'il y avait des problèmes de fréquence sur le canal de transmission ! Etait-ce si compliqué que cela de dire les phrases en entier : « Je suis venu vous rejoindre car vous me manquiez. Je voulais passer un peu de temps avec vous ». Houla. Déjà, les deux premiers mots de chaque phrase étaient présents ; bien. La semaine prochaine, on tente le troisième ! Tellement pitoyable. Enfin... Au moins, il était là, ce n'était peut-être pas si mal après tout. Ensuite, il y avait un problème. Obi-Wan n'était pas aveugle tout de même, il savait très bien qu'Hayley rencontrait actuellement un souci... Un coup d'oeil alentour : les quelques crédits qu'elle avait prit dans sa main, et les cubes au sol. Oh. Il voulait encore des cubes ! Construire, déconstruire, toujours améliorer les fondations, agrandir, modifier, rétablir. Détruire. Hayley n'avait jamais aimé ce jeu, elle préférait de loin embêter Wan-Wan quand elle était petite et apprendre tout ce qu'il était possible de savoir pour une gosse. Voire probablement plus. Hayley n'avait pas assez d'argent. Obi-Wan soupira. Il n'était pas venu pour être le sauveur de la situation. Il ne voulait même pas recevoir le moindre honneur aujourd'hui. C'était Hayley la héroïne. Depuis le début. Pas lui.

- Oliver, bonhomme, écoute bien ce que je vais te dire... L'autre soir, je discutais avec des amis et quand leur ai dit que j'avais un f... un petit garçon adorable qui vivait avec moi qui adorait les cubes et bien... ils m'ont tous donné un peu d'argent pour que tu puisses t'en acheter ! Alors voilà, c'est pour toi !

Obi-Wan s'était accroupi pour ce mettre à la hauteur du petit garçon dès qu'il avait commencé à parler. Il parait que c'était important de ne pas se sentir inférieur pour les enfants, alors mieux valait faire attention à chaque détail. Puis, le papa en apprentissage avait tendu la main et déposé quelques crédits dans les petites mains de son fils, pas grand chose, quelque chose comme 50 crédits. Juste de quoi acheter quelques bricoles... et finir de payer les cubes. Le reste passerait très certainement dans des pots de crème glacée. Peu importait en définitive. Obi-Wan faisait des efforts, c'était le principal. Tout ça sans croiser le regard d'Hayley. Il avait bien trop peur de ce qu'il pourrait y trouver...


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MessageSujet: Re: Reste près de moi [PV OliOBI]   Mar 10 Mai - 13:59

On va aller choisir des cubes ensembles. Voilà ce qui pouvait être considérer comme la femme de la vie du petit avait dit. Un grand sourire illumina le visage d’Oliver quand il entendit les paroles de sa maman. Il allait pouvoir choisir des nouveaux cubes et en plus maman l’aidera ! Pour le jeune garçon, il n’y avait rien de mieux. Tout simplement rien de mieux. Sa belle et douce maman lui prit donc la main et le dirigea vers le fond du magasin où semblerait-il se trouvait les cubes tant convoités. Drôle d’endroit pour mettre des jouets aussi merveilleux. Le marchant devrait revoir sa méthode pour vendre. Habituellement on mettait les meilleurs jouets devant la vitrine non ? Le petit Kenobi hausse les épaules ayant trop envie de voir ses futurs jouets pour se préoccuper d’autre chose. D’ailleurs, il n’avait pas encore l’âge pour comprendre qu’il était bien différent des autres et qu’ils avaient des goûts bien différents aussi. Certains enfants auraient tout simplement faite une crise si leurs parents leur avait acheté des cubes au lieu d’un vaisseau téléguidé. Heureusement pour Hayley et pour Obi-Wen, leur fils n’était pas comme ça.

Lorsque sa mère renversait la boîte de cube au sol, le petit retint une petite protestation. Ses cubes ! Il ne voulait pas les abîmer avant même d’avoir pu construire quelques choses. Cependant, le petit, toujours dans la belle période de l’âge pour être docile, n’oserait jamais rien dire contre sa maman. Et puis, rapidement ses pensées retournèrent vers son déchirant choix. Non, mais… Demander à un enfant de choisir seulement 10 cubes… Comme tout les petits, Oliver aurait bien voulu tous les ramener à la maison, mais il devait faire un choix. Même 10 choix. Il n’était pas certain ce que dix signifiait. Il connaissait le nombre et le mot, mais compter... Il n’était pas certain d’y arriver. Levant son petit regard incertain sur sa maman, cette dernière lui expliqua que c’était le nombre de doigts qu’il avait. Un nouveau sourire éclaira le visage du jeune enfant qui regardait maintenant ses doigts. Il avait droit à autant de cube ! Incroyable ! Par lequel allait-il commencer ? Il regardait l’ensemble des cubes avec minutie. Il devait prendre son temps pour choisir. Pas question qu’il choisisse seulement les plus beaux. La beauté n’était pas tout. Le garçon savait que certains de ses plus beaux cubes avaient quelques problèmes d’équilibre et ceci l’empêchait de faire certaine structure. Donc chaque cube passa à une inspection minutieuse. Il reposa tous ceux qui avait une quelconque faille et garda ceux qui étaient solides et en parfaits état. Ce n’était pas les plus beaux en tout temps, mais c’était ceux qu’il voulait. Au fur et à mesure qu’il en choisissait un, il tentait de compter. Un… Deux… Trois… Quatre… Cinq… Six… Sept... Huit… Neuf… Dix. Le petit avait suivi les doigts de sa maman avec attention. Ainsi, il n’avait choisit que les dix auquel il avait droit.

Tout en aidant sa maman à ranger les autres cubes, Oliver gazouillait et fredonnait. Il était tout simplement heureux. La joie avait envahie tout son petit corps et des petites étoiles brillaient des ses yeux bleu. Il était en sortie avec sa maman et en plus, elle lui achetait des cube tout neuf ! Il avait l’impression être à Noël. Oui oui. Il était facile de faire plaisir à Oliver, mais c’était ce qui faisait son charme. Une fois à la caisse, Oliver remarqua que sa maman avait changé de figure. Elle semblait… Troublée et l’atmosphère s’était alourdie. Elle n’était plus aussi heureuse qu’il y avait quelques minutes. Qu’arrivait-il ? Avait-il prit trop de cubes finalement et elle était déçue? Fixant le nombre de cube, il compta sur ses doigts. Un… Deux… Trois….Quatre… Cinq… Six… Sept…. Huit… Neuf… Dix ? Pourtant tous ses doigts étaient descendus et il n’avait plus de cube. Peut-être n’avait-il pas dix doigts ? Peut-être en avait-il plus et ainsi il avait mal compté ? Le petit commença à être gênée de l’erreur qu’il avait fait et ce même si il venait tout juste de l’inventer. Sa maman tentait de lui dire quelque chose, mais avant qu’elle pu terminer sa phrase, Obi-Wan arriva.

Le Jedi avait fait un grand sourire au petit qui ne pu lui répondre que par un sourire un peu timide. Il côtoyait le grand homme tout les jours, mais il y avait une sorte d’atmosphère qui le suivait qui rendait le petit Kenobi mal à l’aise. Quand il dit salut, le petit lui fait un signe de bonjour avec sa petite main puis une question lui traversa l’esprit. Venait-il acheter des jouets lui aussi ? Quoi qu’il n’avait pas vraiment de jouets… Après tout, Oliver jouait quelques fois avec Obi-Wan, mais s’était toujours avec ses jouets. Ah ! Voilà ! Vu qu’il n’avait pas de jouet, il venait ici pour en acheter ! Le petit homme hésita un moment pour lui dire qu’il était prêt à partager ses jouets avec le grand Jedi et donc qu’il n’avait pas à en acheter. Maman lui avait bien appris le partage. Cependant, sa timidité l’empêcha de lui dire. Soudainement, le grand homme se mit à sa hauteur et lui expliqua que certains de ses amis lui avait donné de l’argent pour lui. Le petit hésita une seconde, mais pris finalement l’argent dans la main de Kenobi. La petite menotte d’Oliver frôla celle de son père. Restant ainsi quelques secondes, le petit fini le remercier comme maman lui avait appris :


- Merci beaucoup Wan-Wan !

Wan-Wan… Le petit savait bien que son nom était Obi-Wan, mais étrangement ce surnom lui était venu instinctivement. Étrangement, il ne croyait jamais avoir entendu sa maman appeler ce grand homme comme ça. Ne réalisant pas à quel point ce surnom devait ramener Obi-Wan dans le passé, le petit ne faisait qu’avait un sourire gratifiant pour celui qui était son père biologique. Donc, Obi-Wan avait donné quelques pièces carrées dans la petite main d’Oliver. C’était la première fois qu’il tenait des crédits dans sa main. C’était seulement des petites pièces carrées, rien de plus ? Pourquoi les personnes voulaient échanger des jouets contre ces petits trucs ? Il haussa les épaules pour se répondre lui-même. Levant timidement son regard sur le Jedi, Oliver prit une grande respiration et osa s’adresser à lui avec une petite voix :

-Obiwan… Tu sais… Maman m’a appris le partage. Tu peux jouer avec mes jouets si tu veux. Comme ça, tu n’es pas obliger d’en acheter toi aussi. Hein maman ? Bien ça le partage, hein maman ?


Malgré sa timidité, le petit avait décidé d’offrir l’opportunité à Obi-Wan de jouer avec ses jouets. Après tout, il lui avait donné des crédits alors que rien n’y obligeait. Et… Son grand sourire lui avait fait plaisir. Cependant, la question était est-ce que le grand Jedi avait compris que le petit insinuait qu’il était ici pour s’acheter des jouets ? Étant probablement encore sur le choc du surnom, il devait être en train d’analyser la situation. Après tout, Oliver avait déclenché une suite d’évènement nouveau autant pour son père biologique que pour sa mère. Il avait trouvé un surnom à Obi-Wan que sa mère avait autrefois utilisé et il avait passé par-dessus sa timidité pour même parler à l’homme. D’ailleurs… Parlant de sa maman… Pourquoi elle ne parlait plus ? Réalisant que sa maman ne lui répondait pas non plus, le petit homme tira sur son chandail pour avoir son attention. Puis, il réalisa enfin qu’il pouvait avoir ses cubes s’il suivait la logique de sa mère ! Du haut de ses trois pommes, il présenta les pièces que le Jedi lui avait mises dans les mains.


- Oh et ! Tiens maman ! Crézits ! Je peux avoir mes cubes ?

Maman avait dit qu’il fallait échanger des crédits pour quelque chose. Donc s’il donnait des crédits a sa maman, il pourrait avoir les cubes qu’il avait choisit ! M’enfin… S’il avait bien compris. Après pour lui c’était étrange d’échanger des petits carrés contre ses cubes, mais bon. Dans l’échange il gagnait ! Il ne voyait aucune utilité aux crédits. Il aimait beaucoup plus ses cubes que ces drôles de petites pièces.
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Hayley Kenobi
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MessageSujet: Re: Reste près de moi [PV OliOBI]   Lun 30 Mai - 13:21

Il était là. Pour une fois dans sa vie, il avait décidé d'être là au bon moment. Ce qui l'avait forcé à venir ? Hayley n'en avait rien à faire, il était là présentement et c'est ce qui comptait pour elle. Le fait qu'il soit là n'effaçait pas ses actes d'un coup de balai, il avait beaucoup de choses à se faire pardonner et du temps à rattraper, mais il fallait bien commencer quelque part et Oliver n'avait pas de temps a donner pour le placer en attente, il grandissait au coup d'oeil. Si Obi-Wan n'entrait pas dans sa vie rapidement, il passerait son tour et Oliver trouverait un autre adulte important à mettre comme figure paternelle, comme Seth. Ce qui serait très mauvais pour lui ... comment lui apprendre que quelqu'un d'important pour lui est une cible à éliminer ? Pas à cette âge, il ne devait pas savoir qu'il devrait tuer ou être tuer, ce n'était qu'un enfant. Hayley refusait ce sujet et elle avait bien averti Obi-Wan qu'elle tenait SON fils loin de toute conversation sur la mort. Il allait l'apprendre bien assez vite à ses dépent, alors qu'il vive heureux et en sécurité le plus longtemps possible était son souhait. Est-ce la bonne manière ? C'est la manière de Hayley, qui est sa mère, donc elle a le plein pouvoir puisqu'elle est la seule à avoir le garde légal. Obi-Wan a refusé le lien de paternité, donc, sur le beau certificat de naissance d'Oliver, dans la case père, le mot de « inconnue » remplace celui qui aurait du accepter ses responsabilités. Être un homme pour une fois dans sa vie.

Allait-il fuir rapidement, prétendant d'autres tâches ? Surement. Il passait en coup de vent, comme d'habitude. Il aimerait que Hayley ne soit pas là pour s'occuper d'Oliver, mais s'était impossible. Hayley n'avait pas confiance en Obi-Wan. Elle l'aimait. Mais sans confiance. Elle le croyait capable de jeter son fils dans un trou perdu pour qu'il puisse ravoir sa vie d'adolescent. Oui, elle en était venue à cet extrême. Pourquoi ? Et bien, parce que seulement l'Empereur, juste lui, était à la recherche de son fils activement pour en de lui soit un Sith puissant ou un bon épouvantail dans son champ de maïs. Avec cette peur constante de ne pas pouvoir le protéger si le pire arrivait, elle en était venue à imaginer des bêtes partout ou il n'y en avait pas. Puisqu’Obi-Wan n'avait pas aimé Oliver à la naissance, elle redoutait le pire. Elle essayait de lui faire confiance, de voir ses efforts, mais s'était difficile pour elle. Il lui avait fait un enfer indescriptible et maintenant, elle devrait tout effacer et le croire ? Non, il devait faire des preuves, prouver qu'il le voulait vraiment. Tant qu'elle n'aurait pas de preuves formelles et convaincantes, Oliver restait dans son périmètre de sécurité. Lorsqu'elle serait fière de ce qu'il aurait accompli, elle accepterait de s'éloigner, mais pas avant, car il était d'abord son fils et ensuite celui d'Obi-Wan et il le savait. Il le savait que cet enfant ne lui appartiendrait jamais complètement.

Bien sûr, il évitait son regard. Jamais il n'oserait la regarder si Oliver est dans la place. Il a bien trop honte de ce qu'il a fait et il a bien raison d'avoir honte ! Shame on you. Elle était prête a passer à autre chose et se convaincre qu'il avait changé, mais Shame on you Kenobi, Shame on you. En fait, elle ne lui pardonnerait jamais tout ce qu'il avait fait, elle panserait seulement les saignements de son coeur toute seule sans jamais oublier. Hayley est peut-être la meilleure fille du monde de lui permettre de voir Obi-Wan, mais elle possède une mémoire d'éléphant et une haine de tigre. Elle pourrait le tuer de ses mains si son petit trésor était blessé par sa faute. En fait, elle tuerait n'importe qui dans cette mesure. Si lui ne pouvait pas la regarder et bien elle, elle fixait ses moindres mouvements. Elle connaissait son maitre comme le fond de sa poche. Nervosité et manque de confiance en lui. Identifiable par la légère sueur sur ses tempes, due à sa nervosité, comme lorsqu'ils s'étaient retrouvés coincés dans un piège de Sith et par sa tête basse. Obi-Wan marchait toujours la tête bien relever par le haut, mais lorsqu'il manquait d'assurance, elle était légèrement penchée vers le bas. Malgré qu'elle le connait par coeur, elle n'avait jamais prédit qu'il lui ferait un coup aussi bas que de fuir la queue en les jambes.


- Bonjour. Obi-Wan.

Ceux qui connaissent le langage Hayley save que son intonation de voix veut tout dire lors d'une présentation. Séparé le « bonjour » et le « Obi-Wan » démontre une certaine retenue de joie devant le public, mais aussi une volonté de faire savoir qu'elle ne s'attendait pas à ce qu'il soit là. Obi-Wan connaissait le langage Hayley et il savait que cela aurait très bien pu être pire. Elle aurait pu dire « Bonjour. » Lorsqu'une Hayley vous dit seulement ça, le message est très clair : « Dégage vermine ». Hayley n'a aucune délicatesse, elle peut casser n'importe qui en deux. Sauf Obi-Wan. À moins qu'il le mérite vraiment, comme dans les derniers mois, mais elle se contenait, pour son fils, pour elle, pour l'espoir. Au moins, il apportait des bonnes nouvelles, assez de crédit pour que son fils puisse avoir son cadeau. De plus, il lui avait donné de manière à ne pas être le héros. Obi-Wan savait qu'il avait besoin de se tenir, sinon Hayley l'aurait ramassé dans un coin. Il savait les limites de la patience de sa Padawan quant au sujet de son fils. Critique là comme tu veux en entrainement, mais pas un seul faux pas est accepté sur Oliver. Elle l'avait élevé d'une façon extraordinaire, pas question qu'il vienne tout gâcher ses efforts pour empêcher son trésor de devenir comme ses parents. Il ne devait pas développer de problèmes psychologiques, ce qui était presque impossible vu sa génétique.

Lorsqu’Obi-Wan se releva, le petit prononça quelques mots qui stoppèrent tout mouvement de Hayley et d’Obi-Wan par la même occasion. Wan-Wan ... Nostalgie, souvenir, bonheur ... Hayley esquissa un sourire en pensant à toutes les choses qu'elle et monsieur Wan-Wan avaient faites. Elle se souvenait toutes les fois ou il s'était occupé d'elle, alors qu'il n'avait pas le faire ... qu'il aimait les enfants et qu'il était capable s'en occuper... le cher Wan-Wan savait être un père merveilleux ... on devait juste lui donner la chance de l'être, de se comprendre et d'avoir confiance en lui ... Hayley pouvait l'aider, mais seulement si elle le souhaitait vraiment. Le souhait-elle vraiment ? Là était la question. Son merveilleux fils, élevé au grain par elle, demandait à Obi-Wan, de manière différer, de jouer avec lui au cube, car il en a beaucoup. Comment ne pas sourire, comment ne pas aimer le petit ange.


- Oui, c'est bien le partage mon trésor et je suis sure qu’Obi-Wan est très content que tu veuilles partager tes jouets avec lui.

Elle déposa son fils sur le comptoir de la caisse pour payer les cubes, elle se retourna vers son ancien amant en s'assurant d'avoir son attention pour lui murmurer un « Merci » silencieux. Elle était peut-être rancunière, mais elle savait reconnaitre les bons coups qu'il faisait. Ella paya les cubes de son chérie avec les crédits d'Obi-Wan et le vendeur lui mit dans un sac. Elle dit à Oliver qu'elle allait prendre le sac dans ses mains à elle pour être sure qu'il ne les perde pas en cours de chemin. Elle déposa son fils au sol et ensuite elle prit le sac, tout en jetant un regard à Obi-Wan pour lui faire signe de suivre, qu'il était invité à marcher avec eux si le coeur lui en disait.

- Vient, on va dans le parc Oliver.

C'est sûr que son trésor allait sauter de joie, il adorait le parc, c'est le seul endroit de Coruscant ou l'herbe était de mise ainsi qu'un arbre. Aussi, à cet endroit, Oliver avait le droit de courir un peu partout, puisque le terrain en forme de plaine offrait à Hayley la possibilité de voir de très loin venir n'importe qu'elle danger environnant. Il y avait quand même beaucoup de marche pour se rendre là et Hayley, ne possédant pas de vaisseau, décida de faire le chemin à pied. Un petit silence régnait, sans être un silence gêné. C'est à ce moment qu'Hayley alla chercher, de sa main gauche, la main droite de Obi-Wan en lui faisant un petit sourire ... comme famille, ils avaient le droit d'être heureux non ?

- Je suis contente que tu sois là ...

Ce fut les seuls mots qu'elle adressa du voyage à pied, puisqu'il n'y avait rien d'autre à dire. Une fois rendue au parc, il y avait d'autres enfants, d'autres parents, mais de la place en quantité industrielle. Avant de lâcher son enfant sur le terrain, Hayley se mit à sa hauteur pour lui expliquer les règles de sécurité. Enfin, ses règles à elle.

- Tu peux aller jouer, mais tu dois toujours pouvoir voir maman d'accord ? Si tu ne vois plus maman, tu dois revenir vers elle d'accord? Tu peux jouer avec les autres enfants, mais tu ne parles pas aux adultes. Tu ne dis pas ton nom de famille et tu ne parles pas aux grandes personnes. Si une grande personne te parle, tu reviens directement voir maman. Tu as bien compris ?

Suite à son accord, Hayley le laissa partir dépenser toute l'énergie de son petit corps. Hayley ne pouvait pas le suivre dans ses jeux, la fatigue l'empêchait de se rouler à terre avec lui en faisant des culbutes. C'est pourquoi elle prit place sur le banc de parc à proximité de son fils, histoire de se reposer un peu au soleil et de peut-être avoir une conversation normale avec son maitre ...

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MessageSujet: Re: Reste près de moi [PV OliOBI]   Dim 5 Juin - 22:26


Why is it so complicated ?



Pourquoi mère et fils étaient-ils si différents l’un de l’autre ? En fait, non, ce n’est pas la bonne question… Pourquoi Hayley et Oliver se comportaient-ils totalement différemment quand Obi-Wan tournait autour d’eux ? Pourquoi Oliver était un ange ? Et pourquoi Hayley s’acharnait-elle à se comporter en tigresse avec le maitre Jedi ? Oh, la réponse est simple. Hayley sait de quelles atrocités il est capable ; mais Oliver est assez jeune pour pouvoir encore l’ignorer. Oliver était plus mignon qu’il n’aurait dû l’être. S’il avait été comme sa mère, il se serait méfié des crédits et aurait exigé que quelqu’un aille vérifier que ce n’était pas des faux avant de s’en servir ; peut-être même qu’il ne s’en serait pas servi du tout, histoire de ne pas être redevable au père indigne. Au lieu de cela, il sourait, les prenait gentiment et remerciait. Pourquoi papa Kenobi n’avait-il pas vu plus tôt qu’il avait un fils merveilleux ? Rien qu’à penser à tout ce qu’il avait manqué pour un caprice de gamin le rendait malade. Pourtant, il n’était pas le plus à plaindre ; bien au contraire, c’est lui qui avait eu la vie la plus facile durant ce temps là. Et ça, Hayley s’en souvenait. Et elle le faisait bien comprendre tous les jours, et même plusieurs fois par jour, à son ancien petit ami. Ancien, présent, futur ? Pour l’instant, c’était ancien. Et encore, si elle avait pu remonté le temps pour éviter de lui tomber dans les bras, Obi-Wan était certain qu’elle l’aurait fait. Comment il pouvait soupçonner ça ? Très simple, sa manière de saluer. Etait-elle seulement contente qu’il soit venu ou le détestait-il car il venait d’interrompre un moment d’intimité avec son fils ? Obi-Wan ne voulait pas la réponse. Obi-Wan fuyait toujours son regard. Se faire saluer d’une manière semblable à celle dont Hayley traitait de simples connaissances lui avait largement suffit.

Heureusement que son fils rattrapait la situation en lui adressant de gentilles paroles. Han, le gosse était vraiment mignon ! Voilà qu’il proposait à Kenobi de partager ses jouets pour que ce dernier économise ses propres crédits. Le partage, oui, c’est bien le partage. Si seulement Oliver savait que son père avait fuit car il n’aimait pas cette notion. Obi-Wan était parti pour ne pas partager « sa » Hayley, il ne voulait pas partager l’amour qu’il pouvait donner en plusieurs parties. Obi-Wan avait été un idiot ; mais Oliver, lui, avait compris de qui il s’agissait. S’ils étaient plusieurs à jouer, ils s’amuseraient plus. Quand il y a plusieurs personnes à aimer, on est plus heureux. Evidemment, aucune référence à l’adultère ici ! Obi-Wan n’a probablement pas beaucoup de qualités, mais, au moins, il est fidèle, même quand il n’est pas amoureux, ce qui est assez fort en soit ! Hayley avait raison, il fallait être fier d’Oliver qui faisait les premiers pas vers l’inconnu qui dormait sur le canapé depuis plusieurs semaines maintenant. Kenobi fit un grand sourire à son petit garçon, un sourire qui devint légèrement crispé quand Obi-Wan releva un détail : le gamin l’avait appelé « Wan-Wan ». Oliver avait tous les droits. Mais il n’était pas autorisé à appeler Kenobi comme le faisait sa mère auparavant ! Qui lui avait dit ? A voir l’air étonné d’Hayley, ce n’était probablement pas elle ; et pourtant, elle souriait. Après tout, ce surnom affectif renvoyait à une époque chaleureuse où les mensonges n’existaient pas et où l’attachement était sincère. Obi-Wan s’était occupé d’Hayley comme sa fille, mais il n’avait pas été capable d’assumer son propre fils… Paradoxe consternant. Hayley aurait dû resté une petite fille agaçante ; Obi-Wan n’aurait jamais dû vieillir.


- « Wan-Wan »… C’est très gentil Oliver, ça me fait vraiment beaucoup plaisir que tu veuilles bien les partager avec moi. Si tu veux, on fera une construction ensemble dès qu’on sera rentré et on prendra une photo qu’on mettra dans l’album de tes plus belles constructions !

A sa connaissance, il n’y avait pas de tels albums disponibles dans les quartiers, mais on pouvait trouver des tas de photos un peu partout… Peut-être qu’Oliver aimerait garder des souvenirs de son enfance, se persuader que tout avait été normale. Une mère saine d’esprit. Un père présent. Au moins, il n’avait manqué de rien, mais Hayley avait dû se priver pour ça malgré tout ce qu’elle pouvait dire. De toute façon, Obi-Wan ne faisait que lancer l’idée, ça n’allait jamais plus loin ; au final, c’était toujours Hayley ou le petit qui tranchait. La plupart du temps, Obi-Wan ne proposait même rien du tout, il se contentait de suivre, d’acquiescer, de faire semblant d’approuver au complet, et de prendre ses marques pour faire ses preuves. Preuves de quoi ? Preuve qu’il n’était plus un imbécile aveugle sans scrupule prêt à partir le lendemain sans laisser d’explications. Preuve qu’il aimait son fils et ferait tout pour lui. Un jour, il faudrait qu’Hayley daigne le croire, et lui faire confiance. Kenobi n’aurait su dire si ce jour était plutôt proche ou lointain, ni même s’il arriverait avant que l’un d’eux ne meurent… Comme à son habitude, Obi-Wan resta légèrement en retrait tandis que Hayley payait pour les cubes avec Oliver sur le comptoir de caisse. Pourquoi ne l’avait-elle pas laissé avec son père, par terre, seulement un mètre derrière ? Car elle n’avait pas confiance, il aurait fallu être aveugle pour ne pas le comprendre. Et pourtant la jeune femme se retourna pour remercier son maitre, remercier de quoi ? Obi-Wan ne savait pas, mais ce n’était pas le plus important. Hayley venait tout de même de lui dire « merci ». Oh. Et bah dis donc ! Un grand pas en avant, ni plus ni moins. Kenobi aurait voulu crier de joie, l’embrasser et danser la danse de la victoire en tenant Oliver au milieu d’eux mais il n’en fit rien. Il n’avait rien fait d’extraordinaire, simplement quelque chose de normal. Eh oui, aussi incroyable que ça puisse l’être, accompagner sa famille dans les magasins fait partie de tout ce qu’il y a de plus normal. C’est pourquoi le Jedi se contenta de sourire en retour et de faire un signe de tête comme pour dire que ce n’était vraiment pas grand-chose et qu’il ne méritait pas une telle remarque. Kenobi avait tort. Evidemment, dans les faits, ce n’était absolument rien ; mais il faut toujours s’intéresser au cas. Ainsi, si on regarde le passif d’Obi-Wan, le fait qu’il soit venu représentait un grand pas en avant.

Hayley sortait du magasin de jouets, entrainant Oliver à sa suite. Encore une fois, les deux disparaissaient de sa vie. Non. Pas cette fois. Obi-Wan ne resterait pas en arrière puisqu’Hayley lui proposait de venir. Ok, proposer est un grand mot pour le léger signe de tête qu’elle venait de lui faire. Mais, au moins, il y avait eu un signe de tête et c’était déjà pas si mal ! Cela signifiait qu’il était le bienvenue parmi eux ; peut-être qu’il n’y aurait même plus besoin de signe de tête bientôt et, alors, Obi-Wan saurait qu’il était automatiquement invité puisqu’il faisait partie de la famille. En fait, Kenobi avait un bon pré-sentiment à ce sujet… C’était probablement à cause des anxiolytiques qu’il continuait de prendre, mais pas seulement. Il y avait des faits non contestables. Comme cette phrase qu’elle venait de lui adresser, brisant le silence établi sans s’en offusquer. Elle était contente qu’il soit là. Bien. Merveilleux même ! Et dire qu’Hayley avait été une fille aussi bavarde qu’une pie lorsqu’elle était enfant, en particulier lors des trajets. Et voilà qu’à présent, elle se contentait d’une seule phrase, une phrase qui avait bien plus d’impact que n’importe quelle autre puisqu’elle semblait venir du cœur. Le cœur, les sentiments, le courage, le bonheur, tout pour faire une Happy End ! Doucement, on en était pas encore là tout de même… Cette fois-ci, ce n’était pas les médicaments douteux d’Obi-Wan qui avaient participé à cet accès d’espoir instantané, mais le contact avec la main de Hayley. Une fois encore, elle venait le motiver en venant chercher un rapprochement. La main. La main sacrée même ! La main par qui tout avait commencé. Tout avait basculé le soir où elle lui avait pris la main. Et pourtant, ce soir-là déjà, elle aurait dû sentir que quelque chose n’allait pas : Kenobi avait été trop hésitant, ne cessant pas de retirer sa main et de se reculer. A présent, Obi-Wan savait ce qu’il voulait, il l’avait juste à côté de lui et il ne comptait pas la laisser s’éloigner. Cette main lui appartenait. Bientôt, tout serait comme avant, en mieux.

Et voilà, ils étaient seuls, sur le banc public du parc, regardant Oliver qui courait à en perdre haleine devant eux. C’était beau le parc, mais Hayley était plus belle encore. Obi-Wan appréciait tout particulièrement l’odeur de la nature, et toutes ces fleurs qui poussaient de manière volontairement archaïque. Comme les cheveux de Hayley : étrange, anormaux, mais parfaits. Au milieu de la nature, Obi-Wan se sentait bien. La main enserrant celle plus fragile d’Hayley, Kenobi exaltait. Le bonheur était facile d’accès en fin de compte, il suffisait d’un peu de soleil, de la nature, et d’une Hayley. En fait, il aurait aisément pu se passer de nature, puisqu’Hayley était l’incarnation parfaite de son environnement vital nécessaire. Quant au soleil, il répondait désormais au nom d’Oliver. Le petit garçon illuminait sa vie, sans s’en rendre compte qui plus est ! Oliver agissait comme Hayley lorsqu’elle avait son âge ; oh, pas dans le sens du comportement, mais plutôt des effets sur Kenobi. Obi-Wan se sentait plus jeune, responsable, aimé, attendu… Comme un père. Sauf qu’il n’était pas le père du petit ange. Enfin, pas vraiment. Bien sûr, n’importe quel test de paternité bon marché aurait révélé qu’il était son père biologique, mais deux éléments manquaient à l’appel pour être un vrai père. D’une part, les papiers mentaient, le père n’était pas inconnu, il était juste égoïste et avait refusé de reconnaitre l’enfant devant l’Ordre Jedi, et, à plus large échelle, devant la galaxie.


- Il fait beau… J’aime bien la nature, c’est beau, c’est calme, et je me sens bien…

Voilà ce qui s’appelle : parler pour ne rien dire. Obi-Wan avait toujours un mal fou à ouvrir dignement une conversation, surtout lorsqu’il ne se sentait pas totalement à l’aise. Obi-Wan aurait pu dire n’importe quoi et s’il tenait tant à la nature il aurait pu faire son éloge tout en incluant Hayley, comme il venait de le faire dans ses pensées en regardant autour de lui. Mais non. Mieux valait s’abstenir de toute sorte de compliments et faire comprendre que la proximité dérangeait, tout en étant désirée. Et après, certaines personnes osent dire que les filles sont compliquées ! C’est qu’elles n’ont pas vu ce dont un homme est capable de penser, ou plutôt, de s’embrouiller l’esprit comme personne, jusqu’à paraitre plus ou moins ridicule. Dire autre chose. Et vite. Un sujet plus ouvert, où il y aurait une légère chance pour caser un « nous » et peut-être même pouvoir parler d’un futur couple qu’ils pourraient former potentiellement. Bonne idée.

- Oliver est adorable. Tu as vu comment il m’a parlé ? Je l’aime vraiment beaucoup, il est génial ! Tu as fait un super travail avec lui tu sais…

Il y a du mieux, mais ce n’était pas encore vraiment ça. Bien sûr, Hayley adorait que l’on parle du petit garçon en bien ; après tout, Oliver faisait toute la fierté de sa mère tellement il était poli et bien élevé. Mais l’éducation d’Oliver renvoyait à un thème qu’il valait mieux éviter pour le bien-être à la fois mental et physique de tous : l’absence d’Obi-Wan. Voilà pourquoi Obi-Wan ne pouvait pas s’attarder sur ce sujet, craignant de se voir reprocher à nouveau quelque chose qu’il aurait manqué avec son fils, ses premiers mots, ses premiers pas… Et les reproches auraient été mérités, amplement. Comme d’habitude. Prenant comme prétexte un point d’observation lointain à la droite de Hayley, Obi-Wan se rapprocha d’elle de manière à ce que leur corps se touchent. Il avait besoin de contact. Obi-Wan devait sentir qu’Hayley était proche de lui. Sans idées perverses aucunes.

- Je suis content d’être ici. Avec toi. J’aime être avec toi, ici ou ailleurs.

Depuis qu’il était revenu, Obi-Wan avait cessé de mentir. Il ne disait peut-être pas toute la vérité mais quand il parlait, ce qui n’est pas neutre, rien n’était embelli pour paraitre meilleur, c’était vrai et c’est tout. Obi-Wan avait besoin de Hayley autant qu’il avait besoin de son fils. A présent que la relation avec Oliver était bien lancée, il était grand temps de faire comprendre à la jeune femme qu’il avait également changé pour elle, pour revenir avec elle, mais pour de vrai cette fois. Finalement, Obi-Wan avait bien fait de sortir les rejoindre. Il faut toujours écouter son instinct, en particulier lorsque l’instinct dicte de mordre la vie à plein dents pour déguster le bonheur…


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MessageSujet: Re: Reste près de moi [PV OliOBI]   Mer 22 Juin - 7:53

Allez au parc ? Avait-il bien compris ? Il était bien question d’aller jouer dans le seul étendu vert qui existait dans le petit monde d’Oliver ? Le petit adorait aller au parc. Il était tout simplement sur un petit nuage quand il entendait le mot parc. Rare était les fois où il pouvait aller y jouer et donc à chaque fois, il prenait cette sortie pour une quelconque récompense. Cette fois c’était peut-être parce qu’il voulait partager ses cubes avec Obi-Wan ? Ou encore parce qu’il avait été sage dans le magasin ? Peut importe. L’important c’était qu’il allait pouvoir retourner sur ce terrain vert ayant une drôle de texture. Le chemin fut fait en silence. Chose que le petit remarqua même pas puisqu’il ne faisait que penser au parc. Ce lieu remplis d’enfants de son âge qui ne connaissait rien de lui. Qui ne pouvait pas le regarder drôlement ou l’éviter comme certains autres novices faisait. Des enfants qui venaient même leur parler ! En réalité, le petit était toujours un peu timide quand un autre enfant venait lui parler, mais c’était quand même plaisant de voir qu’il n’était pas si différent.

Une fois au parc, le petit hésita quelques secondes. Comme l’éternelle routine, sa maman lui redit les règles et Oliver les écouta sans broncher. Certains enfants devaient trouver ses moments d’une platitude mortelle, mais Oliver, au contraire, aimait ce moment. Ca le rassurait. Il connaissait déjà la chanson. Il n’avait pas le droit de parler aux grandes personnes et il devait toujours pouvoir voir sa mère. Ce qui le troublait toujours était qu’il n’avait pas le droit de dire que son nom de famille était Kenobi. Il avait déjà demandé pourquoi et n’avait eu comme réponse que s’était dangereux. Comment un seul nom pouvait-il être dangereux ? Le petit ne comprenait pas.

Tant pis pour les questions, le terrain vert était trop invitant. Faisant un signe de tête pour montrer à sa mère qu’il avait tout compris, Oliver partit vers l’étendu vert devant lui.

Au premier contacte de l’herbe, le petit restait toujours sur ses gardes. Il tapotait légèrement le tapis vert du bout des doigts comme s’il avait peur de se faire engloutir. Après quelques secondes, comme s’il avait pu constater que ce n’était pas dangereux, il se laissait tomber à genoux et se mettait à y rouler. Un tour à gauche, un tour à droite. Il adorait rouler sur le gazon. L’odeur, le toucher et même le goûter était merveilleux. Comment pouvait-il le savoir pour le goûter ? Très simple… Il était présentement en train d’en prendre une bouchée. Quoi ?! Avez-vous jamais été un gamin curieux ? Dite moi pas que vous n’avez jamais goûté à de l’herbe ? Non. N’essayer pas, je vous crois aucunement. Et si vous n’avez jamais goûté, vous devez le faire sur le champ ! M’enfin. Ce qu’Oliver n’avait pas prévu était que de la terre restait accrocher parfois à la verdure et que ça, ça changeait totalement le goût. Rapidement, le petit trouva que le goût n’était pas si bon que ça finalement et se détourna de son goûté improvisé pour faire autre chose. Que faire maintenant ? ll avait plein d’autres enfants dans la grande plaine, mais Oliver n’osait pas aller les voir. Ils jouaient déjà ensemble et le petit ne voulait pas déranger personne. Se retournant vers sa maman, il remarqua que cette dernière discutait avec Obi-Wan…C’était étrange de ne pas avoir toute son attention. Cependant le petit n’en fit pas un plat. Au contraire, son petit cerveau d’enfant lui fit comprendre que pour une fois, il devait s’amuser sans sa maman. Mais comment s’était possible ?


- Tu veux jouer avec moi ? Je voudrais bien jouer au Jedi, mais personne ne veut jouer avec moi. Ils sont tous occupés ensemble.

Le petit sursauta et son cerveau lui dicta d’aller rejoindre sa mère sur le champ. Cependant, et heureusement, le reste de son corps resta immobile en raison de la surprise. Oliver n’avait pas entendu l’enfant s’approché et il lui avait fait peur. Cependant, le gamin, un petit garçon d’environs quatre ans avec les cheveux noirs, semblait attendre après une réponse. Lançant rapidement un regard vers sa mère, il finit par secouer la tête et répondre faiblement et sans aucune assurance:

- Je … On peut jouer.

Un grand sourire éclaira le visage du garçon de quatre ans, alors qu’Oliver n’était pas du tout rassuré. Il avait dit oui, car s’était la première réponse qui lui était venue à l’esprit. Mais maintenant, il n’était pas certain d’aimer l’idée de jouer avec un garçon plus grand que lui. En réalité est-ce que s’était l’âge le problème ou s’était que personne s’approchait réllement d’Oliver habituellement ? Le pauvre petit n’avait pas l’habitude de socialisé. Avant même qu’il puisse ajouter quelque chose, le gamin reprit la parole et enchaîna les phrases si vite qu’Oliver ne pouvait rien dire.

- Génial ! Moi c’est Robby et on joue au Jedi d’accord ? Moi, je joue toujours le grand maître Obi-Wan Kenobi ! C’est le plus fort de tout les Jedi ! Si tu veux, tu peux être mon padawan ! Tu veux bien dit ? Dit oui ! Tu vas voir, on va bien s’amuser !

Trop de mot avec trop d’expression. Le petit ne savait pas par quoi commencer. Jouer au Jedi ? Ce n’était pas la première fois que le petit entendait se terme… Beaucoup de novice jouait au Jedi et sa semblait assez plaisant effectivement. Cependant, pour ce qui est de ce Kenobi ? Obi-Wan s’appelait lui aussi Kenobi ? Ils avaient le même nom de famille que lui? Nah. Il devait avoir un autre Obi-Wan Kenobi voilà tout. Un autre Kenobi…. Devait-il lui aussi ne pas dire son nom de famille ? Rapidement, voyant que le jeune garçon s’impatientait, les pensées d’Oliver se détournèrent vers le jeu. Il voulait que le petit soit un padawan alors il deviendrait un padawan ! C’était simple ! Sauf que… Il avait un peu étudié ce qu’était un padawan, mais il n’avait pas encore tout compris… Robby lui expliquerait probablement tout au moment voulu. Espérons le.

- D’accord. Je serai ton pada…wan.

Voyant que Robby semblait des plus sympathique, Oliver était beaucoup moins apeuré. Ils jouèrent donc ensemble et le gamin fut presque surpris d’y prendre autant de plaisir. Robby et lui naviguait dans l’espace en tentant de sauver des planètes. Oliver aimait bien l’idée de sauver des gens. Être padawan et non Jedi ne le dérangeait pas du tout. Tant qu’il pouvait sauver des gens des méchants, il était heureux.

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MessageSujet: Re: Reste près de moi [PV OliOBI]   Jeu 30 Juin - 12:29

Assis sur le banc. Il y a longtemps elle aurait rêvé d'un moment tranquille comme ça avec le père de son enfant. Qu'il ne l’est jamais renié et que la vie soit plus facile, mais les contes de fées n'existent pas et elle l'avait apprit à la dure, dans le monde d'adulte ou la faiblesse n'a pas sa place. Enfin, elle y a sa place, mais il faut l'ignorer, sinon notre peau ne réussira pas à se rendre au point d'arriver. Hayley aurait très bien pu mourir à l'âge de 19 ans, d'un seul coup de sabre, d'un suicide volontaire et totalement voulu avec des raisons qui ont du poids. Elle l'avait même voulu plusieurs fois après, encore et encore, mais elle n'avait plus le courage de le faire. Elle n'avait plus aucun courage, ni énergie, tout se faisait sous l'adrénaline ou le désespoir. Cela n'avait pas encore vraiment changé. Elle voyait de l'espoir et des raisons de croire, mais le passé la hantait encore et le plus dure était de passer par-dessus. C'était encore très frais, il faut lui laisser du temps pour que son esprit oublie la douleur. Enfin, qu'il la mette de côté, car Hayley se souviendrait toujours de ce qu'il avait osé faire. Il n'y avait pas de mot pour décrire sa cruauté, sa lettre, son attitude et maintenant sa rédemption. Les hommes ne changent pas. Les femmes oui.

Hayley était une femme complètement changer. Elle s'opposait à tout, elle ne prenait jamais rien sur son dos. Elle était entrée dans le monde d'adulte, elle dévisageait tout le monde, passant, ami, ennemi. Elle était devenue pire que son père dans l'aspect d'être bête avec les gens. Ce n'était pas vraiment volontaire, c’était seulement sa nature profonde et personne ne l'avait élevé correctement. Elle avait déjà de la chance d'en être là. Elle avait seulement intégré le comportement qu’Obi avait eu avec elle pendant des années et maintenant elle l'affichait à tout le monde. Sauf à son fils, son fils était le seul qui méritait ses sourires, ses efforts et ses rires. Personne d'autre ne méritait cela. Si autre fois elle aurait pu accorder des sourires à des inconnus dans la rue, ici s'était impossible. Elle n'y voyait plus l'intérêt ou le plaisir de le faire, elle avait complètement abandonné tout son côté enfant pour devenir une adulte dure et froide, prête a affronter n'importe quoi à n'importe qu'elle moment. Elle était devenue une soldat, une machine de guerre, un Jedi. Pas nécessairement dans le bon sens. Tout Padawan rêverait de devenir comme ça, insensible, mais Hayley n'est pas juste un Jedi, mais une mère et une femme qui possède un homme qui essaie de la reconquérir pour rattraper les erreurs passées.

Fallait le pardonner ou lui en tenir rigueur toute sa vie ? Après tout, il faisait des efforts constants et considérables ... Est-ce que le changement était assez grand pour qu'Hayley lui permette de se rapprocher ? Elle ne le savait pas, elle ne savait même pas ce qu'elle allait faire en revenant du parc. Elle ne savait pas quoi faire avec son maitre, ni son avenir. Était-elle un Jedi ou non ? Avait-elle réussi les tests d'une manière ou d'une autre ? Aimait-elle encore l'homme assis à côté d'elle ? L'aimerait-elle toujours ? Pas question de faire vivre une séparation à son fils lorsqu'il serait plus vieux, elle devait être certaine de son choix et pour le moment, se tenir la main était plus un geste d'amitié. Pas question d'aller plus loin ou de penser plus loin, il y avait trop de donnés à prendre en compte et elle était trop bouleversé pour prendre une décision correcte dans les circonstances. Elle savait ce que lui voulait, reprendre la relation là où il l'avait abandonné, car il avait réalisé ses erreurs, mais Hayley aussi les avait réalisés. La possibilité de les refaire était nulle, car elle n'aurait pas la même force et le même courage que la première fois.

Pour le moment, tout allait bien, ils prenaient du soleil sur un banc, Oliver s'amusait avec un ami que Hayley avait déjà identifié comme n'étant pas une menace après l'avoir fixé intensément, mais elle gardait tout de même un oeil dessus.Il n'y avait pas de questions sérieuses en jeu, donc elle n'avait pas besoin de se casser la tête sur des sujets qui viendraient avec le temps. Après tout, peut-être allaient-ils élever Oliver de cette façon, en restant proches, mais en oubliant la situation de couple. C’était peut-être le meilleur choix possible, pour éviter les souffrances et les complications. Obi-Wan ne pourrait pas la forcer et de toute façon il n'oserait jamais la confronter à ce sujet, car c’était de sa faute si elle était comme ça aujourd'hui. Elle ne l'avait pas choisit, on l'avait forcé, maintes fois elle avait dit à Obi-Wan qu'elle espérait être plus souriante plus tard, avoir des facilement des relations avec les autres. Aujourd'hui, c’était le contraire, on avait fait un énorme bond en arrière, on aurait dit qu'elle sortait de Tatooine avec un traumatisme encore plus grand, ce qui était vrai et triste. Qui souhaite à une petite fille de 18 ans, à peine sortie de l'oeuf de protection de son tuteur, d'affronter la vie, d'élever un enfant sans aide, de prendre de grave décision qui affecte une galaxie complète, de voir des amis mourir, des familles être terrassés, de vivre avec une peine d'amour et des problèmes de dépendance chaque jour, de se retrouver chaque soir seule dans le noir à observer les étoiles, de regarder cet appartement ou la présence d'Obi-Wan ne s'efface pas. Elle avait grandi et très mal grandit.


- Il fait beau… J’aime bien la nature, c’est beau, c’est calme, et je me sens bien…

Elle était de plus de très mauvaise compagnie, car elle restait en silence à ressasser du noir. Elle n'ajouta rien, car elle ne voulait pas nécessairement parler. Ce qui était bien maintenant, c’était que c’était elle qui décidait quand ils parlaient et quand la discussion était finie. Ce n'est pas qu'elle ne voulait jamais lui parler, seulement, à quelques moments, elle désirait ce qu'elle appelait affectueusement « la sainte paix ». Lorsqu'elle évoquait ses paroles, les consignes étaient claires : dégage. Elle ne le disait pas seulement à Obi-Wan, mais à tous les gens qui la dérangeaient. Elle vivait avec ses démons et quelques fois, elle ne voulait pas les voir ni les affronter. Décider à la place du grand maitre Jedi est une responsabilité trop forte sur des épaules de jeune femme et cela apportait son lot de stress quotidien. Hayley avait des épaules larges, elle avait pris beaucoup de responsabilités, mais celle-ci était pleine en ce moment et il était temps que quelqu'un la décharge ou son équilibre allait se briser et certains paquets tomberaient au sol dans un bruit sourd. Elle ne pourrait pas toute sa vie supporter de telles charges, son dos allait courber avant l'âge. Quelqu'un devait reprendre ses responsabilités au plus vite.

- Oliver est adorable. Tu as vu comment il m’a parlé ? Je l’aime vraiment beaucoup, il est génial ! Tu as fait un super travail avec lui tu sais…

Le meilleur travail possible, une approche tout en amour. Donné à la puissance 2 pour combler le vide, tout faire pour qu'il soit heureux et s'excuser de ses propres erreurs, affirmer à son fils qu'elle n'est pas parfaite, mais qu'elle fait toute pour lui plaire. Dormir avec lui simplement pour le plaisir de l'entendre respirer et le voir rêver. Se réveiller plus tôt pour lui préparer à manger et que tout soit prêt à son réveil. Assister à toutes ses réussites, le regarder progresser lors de ses cours, l'aider à se pratiquer et le récompenser à ses progrès. Lui apprendre le bien et le mal, le partage et la gentillesse. S'assurer de sa santé parfaite et de son esthétique impeccable. Lui lire des histoires à toute heure de la journée et construire des blocs avec lui. Elle avait tout fait ce qui était dans la limite du possible pour une mère. L'enfant n'avait jamais manqué de rien, alors que sa mère avait presque manqué de tout. De sommeil, d'appétit, d'énergie, de vie, de plaisir, de sociabilité, de joie, d'amour. Son fils pouvait donner, mais il avait une limite à la guérison qu'il pouvait apporter. Sans être sa faute, il est le clone de l'homme qui l'a abandonné. Impossible d'oublier Obi-Wan en le regardant. Impossible d'oublier la peine et la souffrance qui sont toujours présentes, mais le cacher derrière des sourires hypocrites. Jamais elle n'en voudrait à son fils, il était loin d'avoir décidé de naitre et encore moins de ses gênes majoritaires. Elle ne ferait pas comme sa propre mère, elle n'abandonnerait pas un enfant qu'elle ne connaissait même pas.

Elle ne ferait pas les mêmes erreurs qu'elle et lui. Certes, elle en ferait un millier d'autres, mais pas cette erreur-là. Elle ne serait jamais aussi cruelle et de toute façon elle ne pourrait pas le supporter, de vivre loin de son fils, elle en mourrait. Si son trésor devait disparaitre, elle le ferait surement elle aussi. Pouvait-elle pardonner à quelqu'un d'avoir voulu abandonner son fils ? Pouvait-elle laisser Obi-Wan la toucher en se disant que ces efforts-là suffisaient ? Non, elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait juste pas tout effacer complètement en un après-midi, elle avait besoin de temps, pour réfléchir à ce qui serait le mieux pour son fils. Elle s'effacerait de la décision, car si c’était simplement d'elle, elle resterait un zombie toute sa vie. Elle n'avait plus foie au bonheur et aux familles heureuses, certains mots l'avaient blessé pour toute la vie. Il lui faudrait du réconfort et beaucoup d'attention pour qu'elle accepte de s'attacher et d'ouvrir son coeur. Un coeur qu'on avait oublié dans le détour de la souffrance. C'est pourquoi elle se décala sur le côté pour arrêter ce contact. C'était trop tôt, trop vite et trop brusque. C'était comme si Obi-Wan se mettait à coller une inconnue sur un banc de parc, les chances étaient très minces pour que cette inconnue reste là sans se décaler. Obi-Wan devait tout recommencer à zéro.


- Arrête, c'est trop tôt.

Autant dire, tu me brusques là. Elle ne disait pas non, ni oui, seulement qu'il allait trop vite, il voulait tout de suite retourner à l'état de couple, ce qui était impossible pour Hayley, pas avec sa mémoire, pas avec ses pensés et ses responsabilités. Elle penserait plus tard, en paix, pendant la nuit, ou peut-être pas, mais impossible de prendre la décision maintenant et si Obi-Wan persistait sur cette voie, il allait vite se rendre compte que Hayley ne se laisserait pas faire comme autre fois, elle pouvait facilement devenir violente. Vous me direz que cela était aussi le cas avant, mais avant elle faisait seulement se mettre en colère et l'oublier dès que ça lui passait. Hayley était une femme maintenant et une femme en colère le reste pendant des mois. Il ne voulait pas tenter sa chance et pousser le bouchon trop loin.

- C'est gentil d'être venu et agréable ici, mais on ne reste pas trop longtemps.

Maman grizzly à parler. Trop ouvert, trop de gens, trop de possibilités de blessures ou d'enlèvement. Il n'y avait rien à dire là-dessus, Oliver est l'enfant le plus surprotégé de toute la galaxie, même un coup de vent non désiré ne peut l'approcher. C'est sa manière de répondre à toutes les blessures qu'elle a eue dans la vie, en cherchant à protéger son fils de toutes les manières possible et imaginable. Si elle n'était pas doué dans le choix des hommes, elle était doué dans son rôle de mère.

- Va le chercher, on rentre.

Hayley se leva du banc et regarda les alentours d'un regard neutre.

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MessageSujet: Re: Reste près de moi [PV OliOBI]   Ven 1 Juil - 9:38


Keep Looking Forward


Et voilà, elle s’était reculée et le contact était brisé. Oh, n’allez pas lui cherchez de circonstances atténuantes, il était plus qu’évident qu’elle l’avait fait exprès, volontairement quoi. Hayley ne voulait juste pas de contact corporel, c’était aussi simple que cela. Et pourtant, qu’est-ce que cela faisait mal, c’était abominable. Exactement comme si la jeune femme lui avait lancé en pleine figure qu’elle ne l’aimait plus, qu’elle ne voulait plus rien avoir à faire avec lui et qu’elle supportait à peine sa présence… Insoutenable. Etait-ce vrai ? Je veux dire, était-ce ce à quoi Hayley songeait lorsqu’elle avait pris la décision blessante de mettre de la distance entre eux. Une distance nécessaire pour des gens qui ne sont pas en couple quand on n’y pense bien. En fait, Obi-Wan n’avait absolument rien à faire si près de son apprentie ; et, s’il avait eu un peu de décence, il n’aurait jamais tenté une telle approche. Pour une fois qu’il tentait quelque chose, il se faisait recaler. Kenobi n’avait jamais fait le premier pas avec Hayley : c’était toujours elle qui avait pris les choses en main. C’était Hayley qui avait déclaré son amour, et à deux reprises qui plus est. C’était Hayley qui avait ignoré les mises en garde de son futur amant, elle qui avait décidé de commencer une relation amoureuse avec lui, coûte que coûte. Et puis, elle avait fait bien pire que cela en poussant au maximum les limites de la torture psychique. Eh oui, Obi-Wan ne lui avait rien imposé et elle avait pris ses décisions comme la grande fille qu’elle désirait tant être à l’époque. Alors, qu’est-ce qu’il aurait dû faire à l’époque ? La repousser ? De la même manière qu’elle venait de le faire peut-être… Histoire d’être certain de laisser un traumatisme conséquent. Une cicatrice béante qui ne pourra jamais disparaitre. Qu’est-ce qui était préférable au juste : une plaie intérieure que l’on pouvait aisément camoufler avec un tantinet de pratique mais qui faisait souffrir au-delà de nos pires cauchemars ? Ou bien une marque bien visible, réelle, matérielle, palpable ; et qui rappelle la douleur dès lors qu’un regard se pose sur elle ? Difficile de trancher. Kenobi avait expérimenté sans grand succès la douleur intérieure mais Hayley avait fait mieux que ça. Elle avait décidé de l’exposer aux yeux de tous. Involontairement probablement. Mais le résultat était le même. Et elle venait quand même d’imposer une distance entre eux. Conclusion ? Le banc aurait dû être plus petit, pff.

- Arrête, c’est trop tôt.

Donc, la situation n’était pas sans espoir. Cependant, il aurait tout de même fallu que quelqu’un explique la psychologie des femmes à Obi-Wan… Si elle estimait qu’il se montrait légèrement trop brusque, pourquoi avait-elle laissé sa main dans la sienne ? Etait-ce un signe ou juste une erreur d’inattention ? Pourquoi se posait-il autant de questions ? Après tout, avant (c'est-à-dire, avant Oliver, quand tout était plus simple sans pour autant s’ancrer dans la normalité) jamais il ne s’était pris la tête ainsi. Bien sûr, il avait eu quelques difficultés avec sa morale sur le sofa, mais il avait vite réglé le problème et ne s’était plus jamais demandé comment aborder Hayley. Voilà le problème : il n’avait pas eu de problèmes… Par ailleurs, l’explication est très simple, Obi-Wan n’avait tout bêtement jamais cherché à lui plaire. Il savait parfaitement qu’il détenait une validation d’acquis honorable. Hayley l’aimait. Hayley le désirait. Hayley le garderait. Et lui dans tout ça ? Il avait juste rien à faire. Un mensonge bien placé de temps à autres, un regard joueur et une soirée palpitante, telle était la recette de leur bonheur factice, à l’époque. Pourquoi, alors, chercher à la séduire ? Evidemment, quelques grands niais sortiront le joli prétexte de lui mettre des étoiles dans les yeux mais attendez, il n’avait qu’à retirer son maillot pour atteindre ce but. Dans une pareille situation, pourquoi se compliquer la vie ? D’autant plus qu’il n’en avait aucune envie. Mais tout ça, c’était dans une autre vie. Obi-Wan n’était plus vraiment le même, à présent, il entretenait des sentiments pour Hayley et il voulait lui prouver sa bonne foi, coûte que coûte. Surtout, il ne devait pas décrocher et abandonner la partie en cours de route. Pourtant, cela paraissait tellement plus simple à réaliser : laisser tomber et trouver quelqu’un d’autre. Sauf qu’il ne voulait pas quelqu’un d’autre. Il voulait Hayley, et juste Hayley.

Comment reconquérir une fille avec laquelle on s’est exercé à lui briser le cœur en mille morceaux pour être certain qu’il ne puisse plus jamais être entré ? Ce qu’Obi-Wan avait pu être con. Tout était de sa faute. Même le refus d’Hayley, si le maitre Jedi ne s’était pas comporté ainsi dans le passé, il n’aurait pas eu à l’essuyer. Néanmoins, il ne pouvait pas remonter le passé alors il allait devoir vivre avec. Et aller de l’avant. Alors, Obi-Wan ravala ses remords et se retint de montrer à quel point ce léger dégagement de la part d’Hayley l’affectait. Il devait être grand, fort et digne. Comme un homme. Hayley avait grandit et elle n’était plus une gamine alors Obi-Wan n’avait plus le droit de jouer l’enfant… Surtout qu’à présent, cette place revenait à Oliver. Oliver… Il était d’ailleurs fort probable que son fils soit déjà plus mature que lui : pas de crise, pas de chagrins, pas de cris, pas de pleurs, pas d’insultes. Pas de mensonges… Hayley expliqua calmement qu’ils allaient devoir partir même si l’endroit était plutôt plaisant. Mwais. C’est ça. Pff. En fait, elle devait juste avoir peur qu’Obi-Wan tente une autre approche ou que quelqu’un les voit ensemble et s’empresse d’aller en informer toute la galaxie. Quoique. Peut-être qu’elle avait juste peur pour son fils. Quoiqu’il en soit, Obi-Wan n’avait pas discuter, il devait s’exécuter car Maman Grizzly venait de lancer ses ordres. Non discutables. C’était presque drôle de voir à quel point les rôles avaient pu être intervertis entre les deux Jedis. De toute façon, Obi-Wan n’avait rien à dire, ce serait mal vu. Si elle voulait qu’il aille chercher Oliver avant de rentrer, il le ferait, sans discuter aucunement. Mais avant, il prendrait tout de même quelques secondes pour s’excuser alors qu’ils se levaient déjà du banc, leurs mains toujours entrelacées…


- Je ne voulais pas… J’aurai sûrement pas dû… Mais moi je veux juste que tu me crois quand je te dis que je t’aime, tu comprends. Je veux pas te brusquer ou quoique ce soit c’est juste que… Oh, oublie ça… Excuse-moi, s’il te plait. Je vais chercher le petit.

Et si la situation ne s’arrangeait jamais… Obi-Wan devrait-il alors vivre avec des regrets pour l’éternité et peut-être même plus encore ? En tout cas, ce n’est pas en ne finissant pas ses phrases qu’il allait rentrer dans les bonnes grâces de Hayley. Pourtant, force est de constater qu’Obi-Wan n’était plus le même. Avant, il fuyait toujours le contact visuel lorsqu’il se mettait à débiter de telles phrases. Tout simplement car il mentait et qu’Hayley savait lire dans ses yeux. Précaution bien inutile vous me direz. Une précaution qui n’était plus d’actualité aujourd’hui. Après tout, pourquoi Kenobi aurait-il cherché à camoufler la vérité alors que ses paroles prenaient leur source dans les sentiments mêmes d’Obi-Wan. Un endroit sacré auquel Hayley n’avait eu qu’un accès limité avant que quelqu’un vienne changer la serrure… Mais à présent, le maitre Jedi lui ouvrait véritablement son cœur… Trop tard, à coup sûr. Comment aurait-elle pu le croire après tout ce qu’il lui avait fait subir ? Il ne méritait qu’une seule chose : le refus. Ou la disgrâce. Au choix. Et même les deux si elle y tenait. Cependant, il n’est pas aisé de s’exprimer aisément lorsque l’on a passé des années derrière un masque d’hypocrisie… Alors, voyant qu’il n’arrivait pas à trouver les mots justes et pertinents, Obi-Wan avait préféré laissé tomber et enterrer cette amorce de confession. Des excuses rapides, et un changement de sujet : aller récupérer Oliver. Après tout, c’était ce qu’elle lui avait demandé alors elle ne pourrait pas se plaindre. Sans lui laisser le temps de répondre ou quoique ce soit d’autre d’ailleurs, Obi-Wan lâcha la main de Hayley et s’éloigna dans les grandes étendues vertes afin d’aller effectuer la mission demandée . Lâcher sa main, c’était comme planter un poignard empoisonné dans son propre cœur. Non, il ne voulait pas la quitter, ne serait-ce que pour quelques secondes. Toutefois, Obi-Wan savait très bien qu’Hayley prendrait peur s’il affichait clairement une trop grande dépendance pour elle. Evidemment, il n’en était pas autrement mais elle venait de se plaindre qu’il allait trop vite et il n’avait pas le droit à d’autres faux pas. Enfin, il arriva près d’Oliver et un garçon un peu plus âgé avec qui il semblait avoir sympathisé.

- Tu dis au revoir à ton camarade de jeu Oliver ? Maman veut que l’on rentre. Tu as vu, le soleil commence à se baisser, alors il faut que tu ailles prendre ton bain, manger, puis essayer tes nouveaux jouets avant d’aller dormir. Allez, viens…

Patiemment, Obi-Wan attendit qu’Oliver s’exécute ; après tout, un peu de politesse ne faisait jamais de mal… Après quoi, il retourna vers Hayley vérifiant très régulièrement qu’Oliver était toujours à ses côtés et qu’il n’avait pas décidé de retourner jouer sur un coup de tête (ce qu’Hayley aurait fait avant même qu’Obi-Wan ait pu finir ses explications, lorsqu’elle était enfant).Obi-Wan décida de jouer à l’homme de la famille en prenant le sac de jouets resté sur le banc puis ils prirent la direction du temple Jedi. Oh, ce n’était pas si loin que cela d’ici et il faisait encore jour alors le trajet était loin d’être dangereux… Sur le chemin du retour, ils passèrent devant une vieille femme et sa fille qui vendaient des roses dans une petite charrette de bois. Semblant voir que le Jedi était assez intéressé par ce qu’elle avait à proposer, la petite vendeuse qui devait aider sa maman occasionnellement, se précipita pour lui proposer des roses rouges, symboles de l’amour passionné, probablement les roses les plus vendues au monde d’ailleurs. Une rose rouge. Non, non. Hayley le prendrait mal. Le rouge c’était la passion, et donc en d’autres termes la relation sexuelle. Ce qu’ils avaient avant. Or, si Obi-Wan avait changé, ses désirs aussi avaient évolué et, ainsi, la rose rouge viendrait la tromper sur ses intentions. C’est pourquoi Obi-Wan attrapa une rose blanche dans un bocal et lança quelques crédits à la petite fille avant de rattraper les quelques mètres de retard qu’il avait pris sur Hayley à cause de son arrête au devant de l’étalage… Avec une hésitation non feinte, Kenobi alla chercher la main de Hayley pour y déposer la rose blanche, et refermer ses doigts dessus. Doucement il murmura un : « Cadeau… » puis retira sa main de la sienne, de peur d’enfoncer malencontreusement une épine dans la chair d’Hayley. Une rose blanche, symbole de la pureté, de sentiments véritables et d’un amour sincère. Bien sûr, cela ne suffisait pas. Cela ne suffirait jamais. Mais au moins il essayait ; et, pas après pas, il progressait. Doucement, et c’était tant mieux puisqu’elle ne voulait pas aller trop vite.

Une fois rentrés, Obi-Wan alla poser le sac de cubes sur le petit tapis de jeu de son fils, dans le salon puis il passa un appel pour commander de la pizza. N’était-ce pas le jour idéal pour manger de la pizza ai diner ? En fait, c’était juste qu’il n’y avait plus beaucoup de réserves et qu’Obi-Wan n’avait pas très envie de cuisiner ce soir-là. De plus, Hayley adorait la pizza, au même titre que son fils ; alors, cette solution ne ferait que des heureux. Donc tout serait vraiment parfait. Pendant ce temps, comme à l’accoutumée, la jeune maman allait prendre son bain avec le petit ange tandis qu’Obi-Wan préparait la table et s’occupait comme il pouvait. En fait, c’était son petit temps de liberté à lui. Sauf qu’il n’aimait pas cela autant qu’on aurait pu le croire. Oh, ce n’est pas le temps libre qui était le problème ; mais plutôt d’avoir à supporter un temps libre sans Hayley et Oliver. Dans cette situation, il n’y avait pas vraiment de quoi se réjouir… Mais, de toute façon, Obi-Wan ne pouvait pas partager ce moment avec Hayley ; pour ce faire, il aurait fallu qu’il prenne son bain avec elle et cette idée était tout simplement stupide. Quoique… En vérité, il enviait un peu Oliver de pouvoir passer autant de temps avec Hayley. Le petit garçon avait le droit à certains moments d’intimité auxquels Kenobi ne pouvait même pas oser prétendre. Un exemple ? Le soir Hayley passait du temps dans le lit d’Oliver pour l’aider à s’endormir, en lui lisant une histoire et en lui faisant un gros câlin. Est-ce qu’elle avait déjà aidé le maitre Jedi à s’endormir depuis qu’il était revenu ? Non. Jamais. Elle ne l’aimait plus comme avant. Alors qu’il s’enfonçant dans des idées plus déprimantes les unes que les autres, quelqu’un toqua à la porte, ce qui tira le Jedi de ses pensées. Il s’agissait probablement du livreur de pizza. Gagné. Obi-Wan régla rapidement et prépara les parts dans les assiettes… Ils n’étaient toujours pas sortis. Soit le livreur avait été d’une rapidité peu ordinaire ; soit la mère et le fils étaient plus longs que d’ordinaire. Il faudrait qu’Obi-Wan réfléchisse là-dessus, un jour…


- Les pizzas sont arrivées ! Si vous ne sortez pas vite, ça va être froid…

Froid. Froid comme le cœur d’Obi-Wan lorsqu’il devait tenter de trouver le sommeil sur le sofa à la nuit tombée. Lorsqu’il se retrouvait seul, incroyablement seul. Dans ces moments qu’il connaissait si bien, Kenobi comprenait le vrai sens du terme « froid ». Celui qui n’a jamais ressenti un vide au creux de son cœur n’a pas vécu. Ce qui lui manquait, ce n’était pas une simple présence humaine qui servirait à le réchauffer (même si, entendons nous bien, il ne dirait pas non à une petite boule de chaleur… en particulier si elle s’appelait Hayley). Non, lui, il avait besoin d’autre chose. Un besoin si naturel qu’on l’oubliait fréquemment : se sentir aimé. On ne se rend compte de ce que l’on rate qu’une fois qu’on en est privé ; c’est toujours ainsi que ça se passe. Pourquoi tant d’idées noires tout d’un coup ?! Oh ! Il n’avait pas pris ses antidépresseurs… Alors, Obi-Wan pris quelques cachets dans sa petite boite et les avala en vitesse avant que les retardataires ne sortent de la salle de bain. Dans quelques instants, ils feraient effet et il irait mieux. Dans quelques instants, Hayley et Oliver allaient apparaitre et Obi-Wan cesserait d’être seul. Il serait à nouveau heureux. Lequel des deux médicaments fonctionnait le mieux ? Allez savoir…

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MessageSujet: Re: Reste près de moi [PV OliOBI]   Sam 23 Juil - 0:12

De l’eau, de l’eau, de l’eau ! Le petit Kenobi aimait l’eau ! Non, il adorait l’eau ! Pour lui, une journée parfaite était une journée qui se terminait avec un bon bain chaud. O.K… La journée pouvait être aussi parfaite s’il jouait avec ses cubes… Ou encore s’il jouait avec Lyane. Ou encore en passant une aussi belle journée avec sa maman et Obi-Wan. Après tout, il devait l’avouer ; la journée qui venait de passé avait été des plus merveilleuses. Il avait beau y penser, s’était la première fois qu’il passait une journée entière avec sa maman et Obi-Wan à l’extérieur. De plus, il avait eu le droit à de nouveaux cubes, à jouer dans le parc ou il s’était fait un nouveau ami ce qui était assez rare pour lui. Robby… Il avait bien aimé jouer au Jedi et être son padawan. Il avait été très gentil avec lui. Cependant, le fait qu’il voulait tant être Obi-Wan Kenobi l’intriguait. En réalité ce n’était pas le fait qu’il voulait jouer lui en particulier qui l’intriguait, mais juste le fait que ce grand Jedi a le même nom de famille que lui… Cependant, sa réflexion avait été rapidement détournée par la fleur qu’Obi-Wan donna à sa maman. Le petit sourit instinctivement. Sa maman aussi avait le droit à des cadeaux et il en était heureux. D’ailleurs, il se promit de lui faire un beau dessin à elle et à Obi-Wan pour les remercier de la journée. Par contre, pour le moment, et au grand plaisir d’Oliver, une fois à la maison se fut l’heure du bain !

L’entrée dans l’eau était toujours hésitante pour le gamin. Sa maman l’aidait toujours pour ne pas qu’il glisse, mais il avait tout de même peur de perdre pied. Comme un enfant qui commençait à marcher, il se tenait solidement sur les bras de sa maman en mettant un pied après l’autre dans l’eau. Une fois que ses deux jambes étaient bien solidement encrées dans la baignoire, il s’assoyait lentement mais surement sur ses petites fesses. Une fois le derrière dans l’eau, le petit se mettait toujours à battre le liquide transparent de ses mains avec une joie non cachée. Il tapait sur l’eau adorant les bruits et les éclaboussures que ça produisait. Il fallait dire aussi qu’il aimait bien éclabousser «involontairement» sa mère qui venait le rejoindre. D’accord, c’était rarement très involontaire, mais il aimait ce petit rituel qu’il avait avec sa maman. Quand il l’éclaboussait, cette dernière lui répondait de la même manière. Cette petite routine le faisait toujours éclater de rire et rien ni personne ne pouvait lui retirer se moment privilégier avec sa maman. Ainsi, Oliver éclaboussait Hayley qui levait un regard faussement surpris sur le petit. Puis, elle répondait en lui arrosant le petit minois et le petit éclatait de rire si fort qu’on pouvait l’entendre à travers l’appartement. Il pouvait passer une heure complète en jouant tout simplement avec sa maman. Puis, quand sa maman trouvait que sa suffisait, l’heure du nettoyage arrivait. Là, sa maman lui expliquait comment bien se laver et avec quoi. Alors que plusieurs enfants détestaient le moment du shampoing et celui du savon, Oliver adorait se laver ! Il aimait la texture lisse et à la fois douce du savon sur son corps. Alors que le shampoing, il adorait le faire mousser et jouer dans ses cheveux. Son plaisir était de faire des drôles de forme dans sa petite crinière blonde. Parfois en pic, d’autre fois totalement coucher sur sa tête et plusieurs autres coiffures. Mais le moment qu’il adorait le plus était quand sa maman l’entourait dans ses bras accompagnés d’une serviette pour le sécher par la suite. Là, il se sentait si bien. Il ne sentait jamais plus en sécurité qu’a se moment précis dans la salle de bain.

Alors que sa belle maman était en train de le sécher et de vider le bain, Oliver entendu la voix d’Obi-Wan les appeler. Un mot attira d’avantage son attention que les autres. Il parlait de pizza ?! Le petit leva le regard vers sa maman avant de sourire de pleine dent ! Bon, là la journée ne pouvait pas être mieux. Il avait même droit à de la pizza ! Bien qu’il trouvait ça très difficile à manger, Oliver adorait la pizza. Le fromage fondant et en plus il avait le droit de manger avec les mains ! Personne ne lui disait de prendre des ustensiles et par de fait même, il se salissait, mais il ne se faisait pas chicaner. Certes, après il se sentait toujours comme s’il avait mangé un éléphant en entier, mais ça valait bien la peine. Ne tenant plus en place, le petit sautillait d’impatience que sa mère lui donne son petit pyjama qui était sur le comptoir. D’ailleurs, il n’avait pas remarqué avant, mais maintenant qu’il avait entendu le mot pizza, son ventre gargouillait vraiment fort. Était-ce dans sa tête ? S’était fort probable… Mais bon, faut pas faire attendre un enfant devant une pizza !


– Je suis sèche maman ! Vite avant qu’Obi-Wan mange toute la pizza ! Monsieur le ventre à faim !

Monsieur le ventre. Oliver aimait bien parler de son estomac ainsi car parfait, il avait vraiment l’impression que quelque chose vivait dans son ventre avec tous les bruits qu’il faisait ! Alors que Hayley terminait de vider le bain et semblait se faire un plaisir fou de faire patienté son petit ange, ce dernier utilisa la Force et attira son pyjama jusqu'à lui. Ce mouvement avait été instinctif pour lui, il voulait son pyjama et voilà il l’avait eu. Étonnant pour un gamin de cet âge, mais cela devenait de plus en plus coutume avec Oliver qui croyait toujours que s’était tout à faire normal. Ainsi, le jeune Kenobi était tellement pressé de sortir pour rejoindre Obi-Wan et la pizza, surtout la pizza, qu’il se vêtit en seulement quelques secondes. Tout fier de l’avoir enfiler si vite, il regarda sa maman avec un grand sourire puis se dirigea vers la porte. Ce que le petit n’avait pas remarqué était qu’il avait mis son pyjama à l’envers et que l’étiquette de ce dernier sortait de son chandail. Au moins, il avait mis son pantalon de la bonne manière.

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MessageSujet: Re: Reste près de moi [PV OliOBI]   Jeu 28 Juil - 23:26

Lui refuser un rapprochement lui serrait le coeur tout de même. Obi-Wan était amoureux, elle le sentait, elle ne pouvait pas le cacher, c’était aussi évident que le fait scientifique qu'une planète tourne autour de son soleil. Il était aussi plus amoureux qu'il ne l'avait jamais été, car jamais il n'aurait hésité à toucher Hayley avant ... comme si elle lui était acquise, ce qui était vrai auparavant, mais plus maintenant. Hayley ne lui appartenait plus, le cordon avait été coupé par Obi-Wan et Hayley n'était pas prête à remettre du ruban à gommer dessus. Le faire serait trahir ses sentiments, le faire serait agir exactement comme Obi-Wan l'avait fait avec elle, se soir-là, sur le sofa, mimant de l'amour pour ne pas la blesser ou pour y gagner quelque chose, elle n'avait jamais demander et elle ne voulait pas savoir s'il avait eu besoin d'amour ou de sexe dans cette relation. Pourquoi encore donner des coups de couteau dans son coeur, autant vivre dans l'ignorance que dans la douleur. Ce qu'on ne sait pas ne fait pas mal. Elle se mettait donc à sa place. Si cette nuit-là, Obi-Wan lui avait dit non, qu'il avait écouté son coeur et lui avait refusé une relation, Hayley aurait eu beaucoup de peine. Surement que le vieux maitre était peiné lui aussi. Elle ne devait pas le prendre en pitié et se rapprocher de nouveau pour éviter qu'il souffre, car d'un certain sens, elle était contente qu'il est mal, qu'il comprenne qu'elle était profondément blessée, tout en étant aussi blessé que lui de son propre refus à pouvoir aimer.

Pourtant, cette main, la sienne, restait bien enfoncée dans celle de l'homme qui l'avait détruite. Elle ne pouvait pas le nier, même si elle le désirait de tout son corps, elle était encore attachée à cet homme, grâce à Oliver. Sans lui ou avec un différent lui, Hayley aurait probablement banni Obi-Wan de l'ordre Jedi dès son retour et Quinlan n'aurait surement pas été contre un tel décret. Elle avait connaissance que le maitre Jedi avait passé un sermon digne de ce nom à son meilleur ami. Il le méritait. Obi-Wan méritait tout ce qui lui arrivait. Il méritait aussi cette main de Hayley qui restait dans la sienne, car, après tout, il était revenu ... Pour son fils certe, mais Hayley préférait qu'il revienne pour lui que pour elle. Si cet homme s'était représenté devant elle sans avoir la ferme intention de devenir le meilleur père qu'il pouvait être, Hayley l'aurait probablement avalé tout rond dès ses premiers mots. Leur relation passerait toujours 10.000 ans après le bonheur de Oliver. D'ailleurs, si Oliver se retrouvait peiné de devoir partager sa mère avec un inconnu, Hayley jetterait surement Obi-Wan par la fenêtre en balançant tous ses effets personnels. Qui aurait pu croire qu'Hayley serait capable d'un tel amour envers un enfant qui avait fait de sa vie un enfer. Qui aurait pu croire qu'elle avait encore de l'amour à donner et le courage de s'attacher après les 5 dernières années. Elle ne savait pas où elle puisait sa force et elle la perdrait surement un jour. On ne peut pas vivre de l'adrénaline pendant des années.

Elle n'aurait pas dû non plus. Elle n'aurait jamais dû engager la conversation avec lui, s'asseoir sur le même banc, elle aurait du éviter toute situation qui pouvait se retrouver contre elle. Elle ne voulait pas réfléchir à eux. S'était égoïste, mais elle avait le droit à cela. Elle avait le droit de ne pas dévoiler ses sentiments, ses peurs, ses craintes, sa haine. Elle avait le droit de faire des caprices et d'avoir des secrets, elle n'était pas prête a ouvrir son coeur et lui dire ce qu'elle pensait d'une peut-être reprise de couple. Cela lui demanderait de souffrir pour se remettre en question et analyser la situation. Hayley n'était plus capable physiquement de souffrir, la fatigue l'envahissait chaque jours de plus en plus et vivre dépendait d'un effort de survie de la part de la Jedi. Si Oliver savait à quel point sa mère pouvait être malade, il en pleurait surement pendant des mois ... Il ne fallait pas qu'il sache, il devait continuer à croire que sa mère était en pleine forme, s'était beaucoup mieux pour lui. S'inquiéter gâche les moments, vaut mieux vivre dans l'ignorance. Obi-Wan devait savoir à quel point sa Padawan était malade de fatigue, ce qui devait amplifier son sentiment de honte, mais il ne pouvait pas prendre en charge Oliver toute une journée, il n'en avait pas la force, ni les compétences, ni même le tact. Il ne comprenait pas son fils, puisqu'il ne l'avait jamais vu grandir. Il ne savait pas qu'Oliver avait toujours besoin d'explication claire sans étaler ses états d'âmes. On ne lui dit pas qu'on est crétin, on lui dit qu'on a mal agit et qu'on s'en excuse. Il y avait une manière de lui parler, sinon son trésor paniquait ...

Obi-Wan partit chercher son fils et de loin, Hayley les observait. Des clones tout simplement ... Elle espéra seulement que le fils deviendrait totalement différent de ses parents. Puisse-t-il être en bonne santé physique et mentale, avoir des amis, des valeurs et une belle famille ... Elle rêvait trop, car les pommes ne tombent jamais loin du pommier. Elle vu revenir son trésor sans faire d'histoire, donc Obi-Wan avait trouvé les bons mots claires pour le faire revenir. Pas que son chérie avait l'habitude de rouspéter, mais Obi-Wan aurait très bien été capable de lui dire qu'il ne reviendrait pas dans ce parc. Il est cruel au fond de lui, c'est ça qui lui faisait peur. Elle avait tellement vu la mauvaise facette de lui, comment il pouvait exterminer toute forme d'amour et de bonté. Elle n'avait aucune garanti qu'il ne recommencerait jamais. Elle pouvait surement trouver mieux que lui, ailleurs... un bon père pour Oliver, un homme blond qu'Oliver prendrait pour son père sans savoir la vérité, car il ne devait jamais savoir. S'enfuir très loin, remettre toutes les responsabilités à Obi-Wan en lui criant de se débrouiller et de disparaitre dans l'univers pour aller rejoindre un homme sensible et doux, perdu dans l'anneau extérieur ou elle vivrait enfin de la sainte paix. Loin de la guerre, du sang, des meurtres, de la politique, de l'économie, de la corruption, de la trahison, de la douleur, de la peine, des souvenirs. Un tel endroit n'existe malheureusement pas. Les souvenirs nous suivent tels des chaines qui entourent notre âme.

Un homme galant, il ne l'avait jamais été, s'était une pure façade, tout ses comportements étaient forcés et peu réelle. Il se forçait pour les bonnes grâces. Se n'étaient pas condamnable, mais le geste impure en lui même. Elle devait vraiment arrêter n'analyser chacun de ses gestes, sinon elle allait s'écrouler dans les rues. Elle devait arrêté de penser à quel point sa vie était gâcher. Elle devait arrêté de regarder Obi-Wan et se concentrer sur Oliver. Elle vivait pour lui et non pour l'autre. Si Obi-Wan était partit et qu'elle n'avait jamais eu de fils, il n'aurait pas retrouvé un ex, mais un cadavre ou une tombe, enfin, le truc aurait été mort. Qu'aurait-il fait ? Surement passer par dessus, il était plus fort qu'elle. Elle avait toujours été faible et même en sachant ça, il s'était acharné sur elle ... Qu'avait-il dans la tête pour détruire une femme et ensuite lui offrir une rose blanche en cadeau ? Hayley ne se gêna pas pour regarder la rose bizarrement, sans dire merci. La paix ? Il voulait faire la paix avec elle ? Non. Elle ne voulait pas faire la paix, la blessure était trop fraiche et elle rêvait secrètement de vengeance. Se n'était pas bien, elle le savait, mais elle n'en avait rien a faire. Elle eu tout de même la décence de ne pas laisser la rose tomber en pleine rue. Elle voulait qu'il souffre, mais sans avoir mal ...

Déjà rentré dans les appartements, pendant qu'Obi-Wan allait mettre les nouveaux cubes dans le salon, Hayley alla déposer la roser dans le panier qui contenait les verres de vin. Elle ne buvait pas, enfin, quand elle n'avait pas la garde d'Oliver pour la nuit. Si Oliver ne dormait pas dans ses appartements, inutile de venir lui parler, elle serait beaucoup trop saoule pour avoir une conversation normale. Elle se dirigea ensuite dans son ancienne chambre, celle que Oliver habitait désormais, pour aller fouiller dans ses tiroirs, histoire de trouver un pyjama et elle alla ensuite chercher le sien pour appeler son chérie dans la salle de bain. Pourquoi es-ce qu'elle le lavait avant de manger ? Parce que si elle le lavait après avoir mangé, il allait être excité pour aller se coucher. En mangeant, il avait le temps de relaxer. Elle fit d'abord couler le bain, pour ensuite aider Oli a entrer dans l'eau, chose qu'il faisait toujours avec hésitation. Elle redoutait toujours qu'il est peur de l'eau comme son père, mais il chassait vite ses craintes en lui lançant de l'eau comme s'il nageait dans une piscine. Son fils vivait pour jouer, dans un monde en paix ... Un monde en paix sans guerre, quelque chose qu'il n'aurait jamais vu la politique du moment. C'est alors qu'une question frappa de plein fouet la Jedi assit dans son bain. Comment pouvait-il souhaiter la paix si elle ne pouvait même pas accepté de la faire avec le propre père de son enfant ... On ne peut pas changer l'univers si on refuse de changer son propre espace.

À ce moment, elle eu l'envie de sortir du bain, de courir voir Obi-Wan, sans serviette, peu importe, et de lui dire qu'elle voulait tout recommencer a zéro. Seulement, elle n'avait plus 17 ans. Elle indiqua à son fils qu'il était le temps de se laver et pendant qu'elle supervisait sa propre netteté, elle passait sa main sur le front de son fils pour éviter que son shampooing coule dans ses yeux. Pourquoi Hayley est une maman si doué ? Parce qu'elle a fait beaucoup d'erreurs ... Pendant qu'il avait le savon dans les cheveux, Hayley s'amusait à le coiffer de manière loufoque en lui montrant sa tête dans le miroir. Seulement, cela devait faire trop longtemps qu'ils étaient dans le bain, alors à la place de continuer se plaisir gratuit, Hayley le fit sortir en lui donnant une serviette autour de lui, pas question qu'il attrape froid. Vidant le bain et séchant son fils avant elle-même, elle entendit Obi-Wan presque crier que la pizza était arrivé. Elle n'en revenait pas, elle n'avait même pas senti le livreur entrer dans son périmètre ... Avait-elle inconsciemment si confiance en son maitre ? Son fils lui afficha, bien sure, un énorme sourire au mot pizza. Quels enfants ne seraient pas heureux de manger ça ... Pourtant, il devrait faire preuve de patience, ils n'avaient pas encore finit ici ! Même s'il avait peur qu'Obi-Wan mange toute la pizza, se qui était bien possible, elle connaissait son ventre sans fin comme un trou noire, Hayley devait essuyer tout l'eau qui trainait et s'habiller elle-même ! Cependant, lorsqu'elle se retourna pour s'habiller, son fils l'avait déjà fait.


- Oliver ton chand ... Oh et puis rien.

Il allait le tâcher de toute façon. Sous l'impatience de son bébé, elle se dépêcha légèrement a sortir de la salle de bain, sans se placer les cheveux frisés à cause de l'humidité. De toute façon, si Obi-Wan se plaignait, elle irait chercher son fer plat et lui dirait qu'il n'avait qu'a le faire lui-même si la vue était si désagréable que ça. Levant son fils par la force, car elle n'avait plus la force de la faire par elle-même, elle l'assit sur la chaise.

- Oliver, tu te tiens droit sur la chaise, je ne veux pas que tu tombes.

Oliver commençait a ne plus utiliser sa chaise haute, Hayley le sentait assez prêt pour se tenir tout seule, mais elle avait toujours peur que la chaise balance et qu'il tombe dès qu'elle aurait le dos tourné. C'est pourquoi, lorsqu'elle prit le verre d'eau Oliver, elle lança un regard à Obi-Wan qui lui indiquait clairement de s'assurer qu'il ne tombe pas le temps qu'elle revienne. Elle alla vider l'eau pour y mettre du jus. Obi-Wan avait vu juste à 50%. Le midi Oliver buvait de l'eau, mais le soir il prenait du jus. Un papa ne remplace pas une maman. Lorsqu'elle revenue prêt de lui, elle lui mit une bavette pour limiter et les dégâts et elle s'installa elle aussi pour manger. Elle n'avait pas vraiment d'appétit, c'est pourquoi elle ne mangea qu'une seule pointe de pizza alors qu'autre fois elle pouvait compétionner avec son maitre et qu'elle se battait pour la dernière pointe a coup de couteau. Par la suite, elle regarda son fils qui finit presque en même qu'elle. Elle lui donna la permission de descendre puisque Obi-Wan ne s'était jamais gêné pour attendre que le petit finisse de manger pour quitter la table. Elle se leva avec lui et alla lui mettre le film qu'il avait choisit, histoire que le film et la digestion l'achève et qu'il aille se coucher. Hayley n'en pouvait plus, elle irait certainement dormir à la même heure que lui. Le dessert ? Pas le soir, trop de sucre, Hayley n'a pas le courage de rester éveillé encore 3 heures pour surveiller le petit. À 8h elle est couché et elle dort bonsoir à demain.

Retournant à la table pour débarrasser les assiettes, cela ne prit que 15 minutes à Oliver pour s'endormir, surement épuisé de sa journée. Hayley alla le prendre dans ses bras, se qui le réveilla légèrement, il ne devait pas encore dormir d'un sommeil profond, de posant aucune histoire, Hayley l'amena dans sa chambre, elle l'habrilla et l'embrassa sur le front. Puisqu'il s'endormit instantanément, elle ne ressentit pas le besoin de rester avec lui. Baillant aux corneilles en sortant de la chambre, elle se dirigea immédiatement dans la sienne, dans la ferme intention de dormir sur le champs, même si une bombe lui éclatait en plein visage. Elle s'assit sur le lit pour retirer ses bas et son regard tomba sur sa table de nuit. Dans un mouvement un peu précipité elle en ouvrit le contenue, comme si elle avait peur qu'on lui est voler quelque chose. Tassant quelques papiers, elle en ressortit une lettre bien connue des protagonistes. Le coup de grâce. La raison de sa perte d’ouïe de l'oreille droite. Il n'avait jamais demandé comment elle s'était fait ça, peut-être ne l'avait-il même jamais remarquer, elle le cachait toujours derrière sa crinière de cheveux. Elle prit la lettre et se rendit dans le salon, ou son maitre se trouvait toujours, a vaquer à je ne sais quel occupation. Elle alla directement prendre place sur le sofa et elle regarda le papier, elle ne relisait pas la lettre, car elle savait ce qui se passerait si elle le faisait. Lorsque son maitre prit place à ses côtés, dans un futur lointain ou proche, elle se mit a trembler et déchira la lettre d'un mouvement sec, puis un autre et un autre. Qui avait besoin de la relire de toute façon, Hayley avait encore de gravé les phrases dans sa tête et la chose était surement de même pour Obi-Wan. En bonne fille qu'elle était, elle se remit à pleurer, comme le jour ou elle l'avait lu pour la première fois. Pour faire la paix, il faut accepter de faire sortir les fantômes du placard. La lettre est probablement le dernier fantôme qui restait entre eux.

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MessageSujet: Re: Reste près de moi [PV OliOBI]   Sam 20 Aoû - 16:03


What A Shame


Obi-Wan avait beau faire autant d’efforts que possible, il n’était pas parfait et Hayley venait de lui prouver une fois de plus tandis qu’elle échangeait le verre d’eau d’Oliver contre une boisson sucrée. Bien sûr, cette petite faute ne changerait pas la face du monde et il n’y avait absolument rien de grave là-dedans ; toutefois, Obi-Wan ne pouvait pas s’empêcher de se sentir coupable. Après tout, n’était-ce pas lui qui avait donné mis le mauvais liquide dans le verre du petit garçon ? N’était-ce pas lui qui venait de rajouter encore un peu de travail à sa padawan totalement épuisée ? Oui, il avait remarqué qu’elle se tenait actuellement au bord du gouffre, sans pour autant pouvoir la soulager. Ce n’était pas son rôle. Il savait bien qu’elle était plus qu’épuisée et qu’elle faisait l’effort de se lever simplement pour son fils chéri mais il ne pouvait pas l’aider tant qu’elle ne lui donnait pas l’autorisation de le faire. Avant, il aurait juste eu besoin de grogner un peu et de la forcer à rester au lit pendant quelques jours ; mais à présent… Le Jedi pouvait juste rester en arrière, prêt à la rattraper au cas où elle tomberait à terre. Une faiblesse qu’elle ne s’accorderait très certainement jamais devant lui. Pourquoi avait-elle tant besoin de se montrer forte devant lui ? Probablement pour lui prouver qu’il n’était plus rien pour elle. Alors, dans ce cas, pourquoi avait-il le droit de dormir dans ses quartiers ? Peut-être car Hayley avait un bon fond et qu’elle ne pouvait pas se résoudre à le mettre à la porte (car oui, il se retrouverait certainement dehors puisque Quinlan n’avait pas vraiment l’air de vouloir lui accorder à nouveau son hospitalité). Peut-être que Kenobi devrait se contenter d’un simple rôle de spectateur, ou même de figurant, dans la vie d’Hayley… Après tout, tout cela ne serait que de sa faute puisqu’il avait décidé de l’abandonner.

Alors qu’il avait toujours refusé de prendre une part des responsabilités qui lui incombaient sur ses épaules, Obi-Wan avait à présent pleinement conscience de sa culpabilité. C’était lui le coupable. Lui qui devait à présent faire ses preuves pour espérer regagner un jour une partie de la confiance qu’Hayley lui avait autrefois accordée. Tout était tellement plus simple sans sentiments ni états d’âmes, il y avait juste à fermer les yeux et penser à autre chose. A présent, Obi-Wan n’était plus capable d’accomplir une telle chose ; il fallait qu’il voie ce qu’il se passe. Alors oui, certes, la plupart de ses gestes n’étaient pas naturels et apparaissaient peut-être comme forcés, et il ne pouvait pas faire autrement. Pourquoi ? Car un homme entièrement vrai est bourré de défauts et accumule bêtises et faux pas, autrement dit : tout ce qu’il ne pouvait pas se permettre. Afin de devenir ce gentleman idéalisé, Obi-Wan avait acheté de nombreux livres traitant tous du même sujet : la perfection masculine. Ou encore, la reconquête d’une femme. Rien de ce qui était marqué dans ces bouquins n’était naturel pour lui, mais il le faisait quand même… Le problème, c’est qu’en se forçant de la sorte, Hayley pourrait penser que ce n’était qu’un masque de plus qu’il se confectionnait petit à petit. Il y avait un peu de vrai là-dedans, mais ses intentions restaient honorables puisqu’il souhaitait seulement devenir un homme meilleur. Meilleur pour Oliver. Meilleur pour Hayley. Meilleur pour les autres, et pour lui-même. Et puis, tout n’était pas si catastrophique que cela paraissait puisqu’elle lui faisait assez confiance pour lui confier la sécurité du petit garçon pendant quelques secondes. Ok, il ne s’agissait que de s’assurer qu’il ne tombe pas de sa chaise le temps d’une respiration, et le message avait été transmis d’une manière plutôt agressive, mais il fallait rester optimiste avant tout dans des situations pareilles. Alors, il y avait de l’espoir.

Mais oui ! Bien sûr qu’il y avait de l’espoir ! En fait, il y a toujours de l’espoir du moment qu’il y a toujours quelqu’un debout à se battre pour ses rêves. Seulement, l’espoir n’allait sûrement pas porter ses fruits ce soir étant donné à quel point elle semblait l’ignorer. Peut-être était-ce à cause de la pizza… Pourtant, il se souvenait d’avoir commandé celle qu’Hayley avait toujours préférée ; mais, à voir combien elle avait peu mangé, cela ne devait pas suffire. Seulement, Obi-Wan pouvait-il réellement se permettre de dire quelque chose à ce sujet alors que lui aussi avait perdu tout son appétit. Que personne ne s’inquiète, il n’avait pas vécu dans la misère et la restriction durant ces longs mois d’exil volontaire, il n’avait simplement pas le cœur à manger. Alors, en plus d’avoir perdu la majorité de ces muscles à force de délaisser l’exercice physique, Kenobi avait maigri. Rien d’alarmant puisqu’on ses os n’étaient tout de même pas apparents, mais juste assez pour mettre la puce à l’oreille à des personnes qui le connaissaient bien. Pour lui qui pouvait facilement manger une pizza entière habituellement, il n’était pas logique de ne manger qu’à peine la moitié d’une part et de jouer dans les restes avec sa fourchette en espérant de tout cœur que cela ne soit pas si visible que cela. Il ne se restreignait pas, c’est juste que son estomac s’était habitué rapidement à manger moins ; d’autant plus qu’il n’avait plus besoin d’autant de calories qu’avant vu qu’il avait abandonné tout exercice physique. Voilà pourquoi il était presque soulagé lorsqu’Hayley décida de faire descendre Oliver de la table pour aller lui mettre un film dans le salon. En quoi faire la vaisselle était un soulagement sans précédent ? Car Hayley n’était pas là. Et, quand elle n’avait pas les yeux rivés sur lui, il n’était plus obligé d’être parfait dans chaque mouvement. Peu importait s’il avait besoin de quelques secondes de plus que nécessaire pour laver une assiette, il ne serait pas jugé sur cette épreuve puisqu’elle s’occupait d’Oliver et qu’il n’existait plus. Comprenez-moi bien, il avait besoin qu’Hayley soit à ses côtés et lui donne de l’attention ; mais il était mort de peur à l’idée de faire un faux pas qui le recalerait pour toujours.

Et pourtant, il aurait tellement préféré être assis sur le sofa entre Hayley et Oliver. Quoique, cela dépendait. Dans ce même contexte, la situation n’aurait pas été si agréable qu’il l’avait imaginé puisqu’il ne se serait très certainement pas senti à sa place, comme si il n’appartenait pas vraiment à leur monde. C’était stupide puisqu’il était éperdument amoureux d’Hayley et qu’il était le père du petit garçon blond mais le souci résidait dans le fait que rien de tout cela ne soit officiel. Dans les papiers, Oliver était né d’un père inconnu tout ça car le grand maitre Jedi avait été trop lâche pour accepter l’idée d’avoir un fils pour de vrai. Accepter de prendre ses responsabilités face à lui et à la jeune femme. Accepter de passer au-dessus de son histoire avec Satine, définitivement. A l’époque, il n’avait pas été capable. A présent, c’était terminé. Obi-Wan n’avait pas changé car il l’avait décidé mais plutôt car il n’était plus amoureux de Satine. Ainsi, c’est en homme indéniablement libre qu’il s’était à nouveau entiché d’Hayley, avec beaucoup d’années de retard. Mais bon, mieux vaut tard que jamais comme disait le proverbe. Il ne restait plus qu’à espérer qu’Hayley en ait connaissance, et pire encore, qu’elle le trouve véridique. Le problème, c’est qu’il s’agissait d’un cercle parfaitement vicieux. Hayley ne l’autoriserait pas à pénétrer dans son espace personnel tant que leur amour ne serait pas officialisé ; mais Obi-Wan ne pourrait pas s’affirmer tant qu’elle n’aurait pas accepté qu’il se rapproche d’elle. Et voilà qu’elle allait se coucher tandis qu’il avait d’ores et déjà raté le coucher d’Oliver. En fait, il dormait probablement déjà lorsqu’elle l’avait porté jusqu’à sa chambre, mais cela venait tout de même rajouter une erreur à la liste qui ne cessait de s’allonger alors qu’elle était déjà d’une longueur gargantuesque, et donc, inacceptable. A force de rêver sa vie, on la transforme en cauchemar.

Obi-Wan avait beau être fatigué, il n’avait pas pour autant envie de dormir. Enfin si, mais il n’avait pas envie de dormir seul, ce qui apporte une nuance considérable à la chose. Après avoir fait le tour des quartiers trois fois, lu le journal deux fois et tenté de bidouiller un appareil électronique qui ne fonctionnait plus depuis longtemps, il se dirigea vers le placard à boissons alcoolisées. C’était tellement tentant de replonger là-dedans, de se laisser aller et d’oublier tous ses problèmes le temps de quelques heures. C’était peut-être absolument égoïste mais Kenobi avait envie d’être heureux. Or, sans Hayley, la tâche était rendue d’une extrême difficulté. Il était tellement déconnecté du monde qui l’entourait qu’il n’entendit même pas sa padawan revenir dans le salon pour aller s’asseoir sur le divan. Comment l’avait-il remarqué alors qu’elle ne faisait pas plus de bruit qu’un papillon ? Simplement car il avait ressenti un changement d’ambiance, comme si la Tristesse elle-même avait décidé de s’incarner dans cette pièce. C’est donc en cherchant la source de ce problème qu’il la vit, assise, semblant l’attendre, un bout de papier dans les mains. Sur le coup, il crut qu’il n’allait plus jamais parvenir à respirer tellement le choc venait de le paralyser. Oh, il n’avait pas besoin de discours introducteur pour reconnaitre ce torchon… C’était LA lettre. Ce ramassis d’immondices qui était signé de sa main… Jamais il ne pourrait faire quoique ce soit pour lui faire oublier cela. Ni peut-être même s’en faire totalement pardonné. Et voilà qu’elle était venue s’installer tranquillement avec devant lui ! Pfff, était-ce le genre de lectures qu’elle affectionnait désormais ? Est-ce qu’elle avait l’habitude de la relire pour être sûre de ne jamais l’oublier ? Est-ce qu’elle voulait qu’il lui lise ? Est-ce qu’elle voulait en parler avec lui ? Est-ce qu’elle voulait trouver un bon prétexte pour lui donner à nouveau des claques jusqu’à n’en plus pouvoir ? Aucune idée. Est-ce qu’il allait souffrir s’il allait la rejoindre ? Assurément. Mais sa souffrance ne pourrait pas surpasser celle qu’il ressentait lorqu’elle était hors de sa vie ; ni même celle qu’elle avait éprouvé lorsqu’il l’avait abandonné comme si elle avait eu moins de valeur à ses yeux qu’une vulgaire chaussette.

DÉ-CHI-RÉE. Trois syllabes pour trois mouvements brusques visant à détruire une lettre presque innocente, dans le fond. C’en était fini de cette lettre diabolique et de tout ce qui pouvait aller avec. D’ailleurs, qu’est-ce qui allait avec justement ? S’agissait-il de la rancœur qu’elle entretenait encore à son égard ou bien d’Obi-Wan en général ? Voilà, c’était ça, elle venait de le rayer définitivement de sa vie par ce geste symbolique. Cela devait sûrement signifier qu’elle ne voulait plus le voir trainer chez elle (effectivement, Kenobi n’était plus chez lui mais bel et bien chez elle puisqu’il lui avait fait don de ses quartiers). Toutefois, un détail lui échappait, pourquoi ne lui dirait-elle pas de vive voix ? Car elle n’était pas capable de le voir souffrir et avait peur de s’affaiblir s’il se mettait à pleurer ? Ou parce qu’elle avait pensé que cette méthode-là ferait moins mal ? Eh bien, dans ce cas-là, elle avait tort. La douleur aurait été identique si elle avait parlé. Il ne s’agissait pas là d’un simple râteau, c’était bien plus que ça puisqu’elle l’avait légèrement laissé espérer. Vous n’êtes pas d’accord ? Elle le laissait tout de même dormir chez elle, elle lui donnait un bisou avant de partir aux magasins avec son fils, elle lui donnait la main et avait comme un semblant de difficulté à la lâcher… Et là, fini, plus rien, au revoir, bybye, adieu. NON ! Ce n’était pas juste, elle ne pouvait pas le rayer de sa vie alors qu’il était plus amoureux d’elle qu’il ne l’avait jamais été auparavant. Oh, pourquoi se mettait-elle à pleurer ? Etait-ce un surplus de nervosité ou des regrets précoces ? Ni l’un ni l’autre, puisque avec son égo assez développé, Hayley aurait au moins attendu qu’ils ne soient plus dans la même pièce avant de craquer. Alors, quoi ? Peut-être s’était-il trompé dans son analyse… Dans ces cas-là, elle déciderait seulement de se débarrasser de tout ce qui avait causé leur séparation et la distance qui les tenait actuellement si éloignés dans leur proximité ambiguë. Dans sa tête, une petite voix lui soufflait qu’il venait de toucher juste. S’agissait-il de son instinct ou de Qui Gon ? Peu importait. Il était bien trop heureux que ce soit seulement ça. Enfin, heureux, c’était un bien grand mot. Non, il n’était pas joyeux et l’heure n’était vraiment pas à la fête. Pourtant, c’était bien de la jubilation qui venait de s’emparer du grand maitre Jedi après des mois, voire même des années, de dépression.


- Je ne te ferai plus jamais ça…

Il n’avait pas ressenti le besoin de préciser de quoi il parlait tellement c’était évident pour lui. Il parlait de la lettre, de son abandon, de tous les mensonges qu’il lui avait servi et de la manipulation qu’il avait exercé sur elle. Jamais plus il ne jouerait avec ses sentiments. Obi-Wan avait changé. Comme si il venait enfin de quitter l’adolescence pour entrer dans l’âge de la raison. En fait, il était redevenu celui qu’il avait été avant, avant qu’une autre ne lui brise le cœur. Alors, pour se défendre, il n’avait rien trouvé de mieux que de reproduire ce qui l’avait détruit. Logique, mais tellement inhumain. C’était terminé. Il n’avait même pas besoin de jurer pour une chose pareille. Certes, il avait pris l’habitude de différencier ses mensonges de la vérité en ajoutant les mots « promesse » ou « juré » ; mais, à présent, il n’en avait plus l’utilité puisqu’il avait cessé de mentir. En fait, on n’a plus besoin d’avoir recours aux supercheries lorsque l’on n’a rien à se reprocher, que l’on est honnête avec soi-même et surtout avec les autres. Avec Hayley. Oui, il était honnête avec elle. Ne sachant pas trop s’il lui était permis d’agir de la sorte, il se permis tout de même d’aller passer sa main sur sa joue droite, désireux d’effacer ces larmes pernicieuses qui venait gâcher un visage qui avait été autrefois si beau. Avant. Du temps où elle souriait sans que cela soit une discipline olympique… Obi-Wan n’aimait pas voir les autres pleurer, mais quand il s’agissait de son petit trésor, cela lui brisait littéralement le cœur.

- Arrête de pleurer. Je ne veux pas que tu croies que je te prends en pitié… Car ce n’est pas le cas.

Si elle avait lu son journal (et c’était très probablement le cas, elle savait pourquoi il n’avait pas pu lui dire non ce soir-là. Or, il voulait absolument éviter qu’elle croie qu’il restait avec elle car elle allait mal à nouveau. En fait, si elle pensait ça, elle ne pouvait pas être plus loin de la vérité. Obi-Wan ne voulait pas être près d’elle car elle allait mal, mais car il souhaitait plus que tout qu’elle aille bien. Pris d’un instinct de nostalgie, Obi-Wan décida de prendre son courage à deux mains et de tenter à nouveau un rapprochement. Une main dans les cheveux. Quelque chose qui était plus que naturel avant. Il avait toujours été fan de ses cheveux et c’est probablement pour ça qu’il ne l’avait jamais vraiment forcé à se les couper, même si le Code l’exigeait. Au début du contact, tout allait bien, vraiment bien. Ce n’est qu’à présent qu’il en profitait à nouveau qu’il réalisait pleinement à quel point cela lui avait manqué… Et puis, ce fut le choc. Comme une sorte de vide, littéralement parlant. Il manquait quelque chose. Il lui manquait une oreille. Il lui manquait une oreille. Il lui manquait une oreille. Il lui manquait une oreille. Il lui manquait une oreille. AH. Il lui manquait VRAIMENT une oreille. Sans pouvoir se contrôler, Obi-Wan retira sa main d’un geste assez brusque. Restant totalement figé, il essayait de mettre ses idées en ordre. C’était récent. Enfin, après son départ pseudo-définitif… Pourquoi ne lui avait-elle rien dit ? Etait-ce une blessure de guerre ? Non, on sentait clairement que la plaie était due à un sabre laser et il n’avait pas entendu parler d’un duel avec un Sith. Peut-être avait-il devant lui la principale raison de la colère de Quinlan… Alors, cette blessure serait de sa faute ! Quelle horreur, il venait de se trouver une chose de plus à se reprocher. Kenobi devait savoir même si le cœur n’y était pas.

- Cette blessure là… C’est à cause de moi n’est-ce pas ? Je ne suis pas vraiment sûr d’avoir envie de savoir, mais, comment c’est arrivé ? Est-ce que c’était vraiment l’oreille que tu visais ? T’es pas obligée de me le dire, si tu ne veux pas…

Jusqu’à présent, Obi-Wan avait été suffisamment fort pour ne pas fondre en larmes, mais il avait un tel mauvais pressentiment à propos de cette affaire-là qu’il savait que c’était sur le point de changer. Si elle répondait oui, il était certain qu’il allait se mettre à pleurer. Ce serait trop. Les blessures psychologiques, passe encore, puisqu’Hayley pourrait décider de les cacher un jour ou l’autre, mais là… Si c’était de sa faute, il serait obligé de se rappeler ce qu’il lui avait fait subir à chaque fois qu’il la regarder. Devait-il prier pour que la réponse soit négative ? Non, ce n’était pas la peine puisqu’il était presque certain d’avoir une part de responsabilité dans cette histoire. Seulement, il ne pouvait pas vraiment imaginer à quel point il était coupable.

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